Dimanche 9 septembre 2007
Eh bien non, la suite du clinicat ne sera pas pour aujourd'hui non plus car j'en ai une bien bonne à te raconter,
public-chéri-mon-amour : mon chat m'a pissé dessus ! [le titre n'était pas aguicheur, c'est la vérité vraie dans
toute son horreur]
C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit, la dernière. Comme Topaz a eu l'occasion de le conter, ce chat-meau, GrosMa a porté le marcel, puis carrément la collerette à
cause d'une plaie entre les omoplates qu'il n'a de cesse de gratter [2 marcels en 3 jours… on est passé à moins esthétique
mais plus efficace]
Mes nuits sont ce qu'elles sont avec la visite de cette pétasse de Miss DOLO [et encore, je sens bien
qu'elle fait comme un effort] je dors plutôt mal sauf au petit matin où j'en écrase comme une bienheureuse. J'ai la
compagnie régulière de GrosMa, parfois celle de Topaz. Hier soir, effectivement, GrosMa me fit la grande scène du 12: "J'en peux plus, regarde j'peux même plus bouger avec cette horreur
autour du cou". Ce qui ne l'empêche pas de foncer ventre à terre sans rien cogner quand il entend le cri de la croquette au fond de la cuisine. Comediante !
Je suis la seule à accepter GrosMa la nuit car ce pépère a une sale manie : le pipi du matin dès potron-minet,
avec bond sportif pour décoller du lit. Sportif parce qu'avec élan. Quand il est lové contre le bidon douillet, ça fait comme un choc. Mais que ne ferait-on pas pour son GrosMa…
Ce matin, as usual, j'y ai droit. Tagada-Cascade-Envol. Je me retourne sur le ventre et replonge dans les bras de ma copine
Morphée [et si je préfère que ce soit une fille, d'abord] Pour tout te dire, je faisais un rêve avec une réplicante à la peau très blanche dont il me semblait qu'il pourrait virer coquin si les
deux crétins en costard se barraient [vi, j'ai visionné BLADE RUNNER il y a quelques jours]
"Miaou Miaou" commence à raconter GrosMa. En bas. Ma chambre est au premier. Allons bon, Fiston aurait-il osé fermer la porte
entre la salle et la cuisine ? M'étonnerait. BLAM ! Arrivée de Topaz sur mon lit, bien guilleret. Surprenant à cette heure matutinale. "Miaou Miaou" insiste le Vieux d'en bas,
limite pas content. Le bruit est lointain. Il est donc dans la cuisine. Qu'il se débrouille ! Il a tout ce qu'il faut. Topaz se sauve, soudain très pressé. Pas coutumier non plus. Mais quelle
heure est-il donc ? 6h !!! Ces chats sont tarés. Je repars dans mon rêve : les gars en costard sont durs à la comprenette [même
dans les rêves faut tout leur expliquer].
Cruic cruic, GrosMa remonte l'escalier, sa minerve cogne sur les marches. Curieux, ça ne fait pas ce bruit
habituellement… BLAM ! GrosMa me saute dessus. Et allez donc. En plein sur les fesses. C'est
nouveau. Habituellement il s'installe dans un creux, ou se glisse sous la couette. Il ne bouge plus. Fait suuuuuuer. Puis démarrage façon burn-out. Pfff. Je dors aux trois-quarts. Et soudain, je
perçois comme une chaleur moite, un liquide chaud m'enveloppe, coule entre mes jambes. Putainc'estquoicebordel !
Réflexe primaire : je me vide de mon sang ! Je rejette la couette et me mets à genou. Tout est trempé.
Constatation : pas un chat dans la chambre. Ça, plus l'attitude bizarre du GrosMa… J'allume : Bingo ! Cet empaffé a pissé sur ma couette. Et pas le pipi de sommation genre "la caisse est pleine,
je pisse dans le tas de draps parce que là, ça va bien". Le pipi DE LA NUIT. Et de la soirée en plus. Y'en a partout! Vite, vite, faut pas que ça atteigne le matelas [on commence à être doués réaction-protection-matelas : les mômes, les chats…] Je peste et je m'active, toujours à genou sur le lit vu que si je me lève, je n'ai plus mes deux bras [because les cannes anglaises, faut suivre, là].
Arrivée de Biche. Nue comme un ver. Tiens, Biche a eu chaud cette nuit. Tronche de martyr : "Mais qu'est-ce qui
se passe encore ?". Je lui explique en trois mots. Elle est pétée de rire. Ma progéniture est ingrate. Fiston n'apparaît pas. Fiston n'entend rien. Même pas ses quatre réveils les jours de
cours.
Biche m'aide à virer la literie. La couette est atteinte. Le matelas aussi. Et merdre ! La couette continue de pisser la pisse.
Arghl. Mise en boule de ce qui doit l'être. Biche retourne sous sa couette. Je descends m'installer sur le sofa. GrosMa est sur le minibar, l'œil vindicatif. Allons bon : je me fais pisser dessus
et en plus je me fais traiter !
Je me penche et je constate le premier élément d'explication : la caisse n'a pas été nettoyée hier
soir. Okay. Au temps pour moi. Je suis bonne pour le nettoyage de caisse. Bien sûr le sac de litière est quasi vide. Et le neuf est au garage. Au sous-sol. Descente. Je me fais
copieusement enguirlander par Agathe qui passe ses nuits à la cave et qui trouve que tout ce boucan est odieux. Puis je me fais allumer par Topaz qui ne comprend pas pourquoi je n'ouvre pas à
Agathe [elle lui crache dessus trois fois par jour, il veut la voir toujours plus tôt. Va comprendre…] En voilà un qui vit dangereusement… Remontée. Je hais mon plâtre. Je change la caisse tant bien que mal. Bien sûr Topaz décide de… Roh là
vraiment, c'est pas le moment !!! Apparition de DH, dont tu as compris qu'il ne partage pas mon matelas: "Mais qu'est-ce que tu fais?".
Respirer avec le ventre. Rester calme. Zennn. Crier ne sert à rien. Respi-i-irer. Je me tourne vers GrosMa qui s'est planqué sur
un haut tabouret et je comprends tout: "C'est toi qui lui as mis la collerette en VERSION LARGE?" Version large qui fait qu'il ne peut entrer dans la caisse. Caisse qui
était pleine et qui donc ne pouvait même pas recevoir un pipi "tête en extérieur".
Après, je ne sais plus trop bien. Je me suis installée sur le sofa. DH a géré le matelas. Puis quand Biche s'est levée, je suis
retournée dans ma chambre en lui piquant sa couette. DH m'a quand même apporté le petit déjeuner. GrosMa n'a pas porté la minerve de la journée. La couette sèche sur le balcon. Topaz me regarde
d'un œil goguenard.
Vivement plus tard, tiens.
J'en
regretterais presque le Merlinuche.