Dimanche 25 novembre 2007
Ce qui ne veut pas dire que j'ai trop fumé la moquette... public-chéri-mon-amour, faudrait voir à cesser d'avoir l'esprit dévié.
Donc hier matin, sport. Même que je m'étais un tantinet bousculé au niveau du réveil pour être au Wellness tôt, histoire d'éviter le bruyant Ottoman qui vient tous les samedis
matin avec son fils, persuadé que le Wellness est une extension de sa salle de bains: vas-y que je m'exprime à voie forte dans le hammam, vas-y que je plonge en boulet dans la piscine, au
grand dam de la MiC qui y baignait son corps d'albâtre adipeux et qui en a bu la tasse birk
Habituellement, voici en quoi consiste ma séance sportive du samedi matin, une fois que j'ai réussi à émerger de ma chambrette, pris mon petit déjeuner, résisté à l'envie de me
maquiller et roulé jusqu'au Wellness qui se trouve à quelques minutes de la Yellow World Company
- mise en tenue de sport [sombre et discret, faut pas croire]
- séance de tapis de marche en matant le Grinch [dans la salle MTV à donf', on oublie]
- quand nombre de km souhaité atteint, retour au vestiaire
- déshabillage et mise en maillot de bain une pièce très coloré [funky quand il s'agit de barboter]
- passage sous la douche [ce que je déteste les impolis qui entrent dans l'eau avec leurs sueurs et leurs poussières...]
- hammam [moiteur calme et volupté]
- enfilage des gants de natation [ça en a fait glousser plus d'une... puis elles ont copié]
- entrage dans l'eau glacée de la petite piscine : une dizaine de brasses de long
- allers-retours dans l'eau en brasse pas trop coulée [seule nage que je pratique, c'est comme ça]
- quand essouflée ou que temps imparti, retour au hammam
- hammam
- hammam
- hammam [éclairage aux leds bleues depuis peu, je pourrais y passer des heures]
- retour à la piscine pour exercices d'aquagym toute seule tranquille [choc thermique salutaire]
- douche avec lavage des cheveux
- sauna [très peu de temps, suite à une faiblesse il y a quelques moi, que je t'ai relaté ici] avec bruit de rivière & oiseaux
- douche glacée sur les jambes, du pied à la fesse, en serrant les dents ['tain c'est glacé]
- crémage dans la salle de relaxation devenue salle de crémage
- thé dans la salle de crémage
- détente dans la salle de crémage au son de la musique lounge
- rhabillage de la MiC
Ça, c'est quand tout se passe à merveille. Car il n'y a pas que le bruyant Ottoman. J'ai eu droit au gros porc bien agressif qui se brosse les dents dans le hammam, ou celle qui
s'y lave les cheveux, ou celle qui y fait ses exercices de muscu... du temps où l'éclairage était plus violent. Il y eut également les deux Néerlandais qui entraient au sauna tout nu. Et bien
sûr les gamins dont les parents croient être dans une piscine municipale.
En semaine, car j'y allais également le soir, faire quelques kilomètres de tapis après le taf [frimeuse : 3 maximum, mais avec une pente à 10%], on a droit à
la floppée de ceux qui assistent aux divers séminaires et colloques de l'hôtel où est le Wellness. Plusieurs populations tout aussi désagréables les unes que les autres. Les jeunes loups aux
dents longues qui occupent les bords de la piscine en exhibant qui ses abdos qui ses seins, les mecs qui causent boulot partout [oh les gars, z'êteslà pour
vous DÉTENDRE]. Les malpolis qui se croient chez eux et s'interpellent d'un espace à l'autre, les qui barbottent dans l'eau et ne laissent pas la place aux courageuses qui font leurs
longueurs, les qui papottent et gloussent dans la salle de crémage, etc. MC² en a sûrement à dire et à redire [c'est elle qui m'a poussée dans ce lieu de
perdition]
Comme tu le sais, public-chéri-mon-amour, j'm'ai un peu bouzillé la papatte à cause d'un
Jazz très agressif qui m'a poussée dans la rue [si, si, c'est comme ça que ça s'est passé !!!] Je n'ai repris la piscine que depuis quelques semaines.
Et le samedi seulement. Car oui, effectivement, je suis asociale et dès qu'il y a du monde, je fais demi-tour.
Vendredi dernier, à la dernière séance [non je ne parle pas d'Eddy MITCHEL... toi, tu sors !] mon kiné-adoré me dit "Okay, tu
peux reprendre le tapis de marche". Non, il ne me l'a pas dit d'initiative. Oui, je lui pose la question une fois sur deux. Et alors ??? Bref, hier matin était le grand jour.
Donc je m'étais levée plus tôt [voui, nous en étions là, j'ai un peu digressé] car c'est généralement le grand calme dans la salle des machines: 3 tapis de
marche, 1 tapis de roller, 1 tapis de ski, quelques agrets, etc.
Eh bien figure-toi qu'ils étaient tous venus pour m'accueillir ! Pfff. Je repère l'Ottoman en train de suer sur le tapis. Je décide donc de faire piscine d'abord et tapis de marche si j'ai
encore un peu de peps. Tout se passe à merveille. Même le crétin qui chante fort sous la douche ne fait qu'errafler ma sérénité. Par contre, les trois abrutis qui papotent et draguent à voix
haute dans la salle de crémage m'agacent franchement.
Je passe dans la salle des machines alors que tous sont dans l'eau. Bien joué. Musique funky sur le Grinch. Roule ma poule ! Fermement décidée à suivre
les conseils de mon kiné-adoré, je programme le tapis sur un temps de 6 minutes. Non je ne ferais pas plus. Tout se passe bien. Je monte la pente ? Okay, un petit 5%. Tout se passe à
merveille... Je pousse à 10 minutes, suis pas une demi-sel et je même pas mal. Atta, je vais pas laisser l'affaire là, un p'tit kilomètre et c'est tout.
Bilan: 1 km en 15 minutes avec une pente à 5%, une pêche d'enfer
Et une cheville rouge et gonflée tout le week-end
Oh ça va, hein ! Tu croyais quoi, que j'allais être sérieuse et disciplinée ?
C'est mal me connaître, ça madame !
Et bravo à ceusses qui ont tenu jusqu'à la fin de ce long papotage.