.

"Quand je me regarde, je m'inquiète.
 Mais quand je me compare, je me rassure."
Jeudi 18 octobre 2007

Non, public-chéri-mon-amour, je ne boude pas.
Je n'ai toujours pas été enlevée par Nicolas CAGE à bord de sa Carrera [surtout qu'il préfère les Mercedes]
Je ne suis pas non plus écroûlée de douleur ou d'épuisement dans un coin de mon bureau [suis sûre que ça t'aurait plus, ça] mais figure-toi que l'hébergeur d'images que j'utilise est en drapeau depuis 3 jours maintenant... Mon côté optimiste fait que chaque jour j'espère pouvoir te faire-montrer ma kokéshi que j'aie [un poil entêtée je suis...]
Macache !

Je m'en vais alors passer par le système à l'ancienne et te présente donc [comme promis à Paulette ce me semble] ma belle Kokéshi -offerte par Myriam- mise en valeur sur mon auguste décolleté :

Image hébergée par servimg.com
pffffff 
19 octobre : j'ai remis l'image via le serveur qui se décidait enfin à fonctionner
20 octobre : elle s'était barrée ! merci de mel'avoir signalé. Francis a raison, y'a de la censure dans l'air. ça va pas DU TOUT !


On en profite pour admirer le bronzage ! Certains au boulot n'ont pas compris que je puisse être ainsi bronzée au soleil de septembre & octobre, au nord de la Loire... Aussi, aimable, j'essplik: dès que les chats sortent, c'est le signe que le soleil va tenir au moins 15 minutes. Donc hop-hop-hop, la MiC fonce sur le balcon. 

A part ça, la MiC est fourbue mais c'est pour la bonne cause. Voilà moins d'une semaine que j'ai repris le chemin vers la Yellow World Company qu'ils sont déjà en train de se tirer une balle dans le pied. Toujours plus loin, toujours plus fort... L'avantage de ces 7 semaines de convalescence, c'est que je prends dorénavant de la distance par rapport à tout ce qui tombe [pourvou qué ça doure, comme disait maman Bonaparte à son fiston]

Certain(e)s ronchonnent que plus de niouzes de notre Topaz adoré... Il passe son temps à roupiller ! Ou à faire le couillon avec des sacs. Ou à se planquer quand le GrosRoux veut lui en coller une [mais ça, il ne s'en vantera pas] Je suis en train de monter une collèc' de photos autorisé/interdit que je te fais-montrer dès que l'hébergeur se décide à fonctionner [optimiste je te dis !]

Et les xxx diront les crucifilistes ? Ben j'ai tout lâché : plus de lundi printanniers, plus de jeudis du Moyen-Age, il n'y en a plus que pour M-pour-Monument.

Voili-voulà
A bientôt !
011.gif

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Lundi 15 octobre 2007

Suis toute naze, moi !

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Je m'en vais m'installer le laptop sur les genoux devant la téloche pour répondre à TOUS ces commentaires [depuis que je t'ai donné accès aux commentaires, tu te lâches, public-chéri-mon-amour]

Épissétou


Comment ça, même pas cap' ?
Ben non.
Mais je vais faire bref.

La reprise a été agréable. J'ai indiqué à ma remplacaçante qu'aujourd'hui c'est elle qui travaillait. Que même mon chef m'a demandé quand je revenais "officiellement". J'ai fait le tour des collègues sympas, suis vaguement passée devant les autres en faisant un petit signe [rétablir au plut tôt la distinction subtile  "dans petits papiers de MiC / pas dans petits papiers de MiC"]. Grande déception: le collègue que j'apprécie de voir repartir a un peu grossi de cet endroit que je prends plaisir à regarder mais ça ira quand même [il est de ces petits plaisirs qu'une dame de mon âge doit savoir entretenir]. J'ai donc taillé moult bavettes et me suis mise à jour des infos politicailleuses nécessaires au bon fonctionnement de mon poste. Je fus ravie de constater la joie souvent sincère de certains qui me croisaient dans le couloir alors qu'ils ne m'attendaient qu'à la fin du mois [comme quoi on peut être grande-gueule et être appréciée].
Pour cesser les bisonourseries, je te rassure : j'ai déjà amorcé deux-trois colères à venir. 

Quant à la papatte, elle me fait mal. 
Pas surprenant.

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Dimanche 14 octobre 2007

Toi qui suis ma vie trépidante à la seconde, il ne t'a pas échappé, public-chéri-mon-amour, que demain je reprends le chemin vers la Yellow World Company.

Ah, la Yellow World Company... ses agacements bureaucratiques, sa politique politicailleuse, ses travaux sur le toit, son directoire à trou-trou, son personnel qui se fait des pauses de 20 minutes à papoter sottises dans le couloir juste à côté... mais aussi ses quelques collègues qu'il me sera agréable de retrouver: celle qui est toujours de bon poil et de très bon conseil théâtraux, celui qui est si courtois et me fournit en chocolat après 17h, celle qui a parfois un décolleté d'enfer et parfois la larme au coin de son oeil si joliement maquillé, celui qui me me bouscule en tout bien tout honneur, celui qu'il est si agréable de voir partir surtout quand il est en jean... sans oublier bien sûr l'innéfable MuP et ses réparties d'enfer !

Pour le cas où tu t'inquiéterais, sache que ma papatte va quasi bien, mais figure-toi que les 3 ancres qui y sont installées sont tombées raides dingues amoureuses de mon Aircast : dès qu'ils sont séparés plus d'une journée, les voilà folles de chagrin au point qu'elles s'en oublient et insultent la terre entière... ce qui fait rougir maléole et cicatrice, et -dison-le- les gonfle allègrement.

Donc je reprends le taff demain, en chaussures plates et Aircast au pied.
Humph...

Ma dernière journée de convalescence fut toute calme. 

Un dimanche au soleil... comme quoi ça peut arriver au nord de la Loire
Petit déjeuner à la brioche particulièrement réussie

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Epilation des jambes [500 grammes en moins, yes !]
Agacement sur une liquette : Mémé est définitivement une pétasse : elle m'a agressée à coup d'aiguille !
Lavage et aspirage de Carlos
Tournage de machines : laver, sécher, étendre au soleil
Un peu de jardinage sur mes balconnières sous l'oeil vaguement intéressé d'une grosse limace

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Le pot jaune, c'est parce qu'une atroce araignée aux yeux bleus m'y guettait d'un oeil mauvais

Et puis bien sûr bronzage [vont jamais croire que j'étais en convalescence, au boulot]
Lecture [Cathy, j'ai terminé le Kay SCARPETTA. c'était bien. me faut le dernier, maintenant]

Et comme rien ne se perd... j'en ai profité pour décorer la porte d'entrée

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ça tiendra ce que ça tiendra... surtout que la limace rousse s'y intéresse

Bon, c'est pas le tout, faut que j'avance mon M-pour-Monument.

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Mardi 9 octobre 2007

gare-caillebote.jpgOr donc, public-chéri-mon-amour, j'étais partie pour une rude journée.

Suite à plusieurs coups de fil et moult changements, mon programme de ce mardi était :

1° passer chez LADUREE rue Bonaparte [first things first]
2° récupérer le copain du Texas à la gare du Nord
3° lui filer les deux valises qu'il avait laissées le temps d'aller visiter Londres
4° le déposer gare Montparnasse : il va visiter BDX [pour Bordeaux]
5° foncer à l'aéroport CDG 
6° y retrouver mon pote François au Café Select du 2A : il est entre deux avions entre MRS et NYC
7° papoter avec lui jusqu'à son départ
8° passer chez ma copine Françoise lui filer sa part de macarons
9° repos

Chargé mais faisable

Or donc, ce matin
, maquillée, mimi et décolleté en pleine forme [pas parce que François est gay qu'il faut le priver des jolies choses à voir] je suis en train d'installer l'Aircast sur ma papatte courageuse lorsque le portable sonne : François, pété de rire, me demande "Dis-moi, quel jour je t'ai dit pour qu'on se retrouve à l'aéroport ?"

Eeeh oui : il s'avait gourrache d'un jour !
Nan mais j'te jure...

Donc changement de programme : 2 à 4, puis 1, puis 9 et 8
5 à 7 seront pour demain.

Bref, ça le fait franchement bien.

Me voici en route vers Paris, GPS en fonction, toujours en version garçon.
GPS qui me raconte absolument n'importe quoi
M'a fallu passer plusieurs coups de fil à DH pour avoir validation des itinéraires proposés.
Ce GPS est taré... 
Sais pas ce que Biche lui ai fait faire, mais il est totalement déjanté, le p'tit père.

Le train de Londres a 15 minutes de retard
La circulation parisienne est ce qu'on se doute qu'elle puisse être.
Je jette l'ami du Texas avec 15 minutes pour prendre son train.
Mission accomplie.

Passons aux choses sérieuses : les macarons !
L'itinéraire vers la rue Bonaparte n'est pas trop désagréable. 
Bien sûr, le parking sous-terrain est complet

Je me paie la honte de la journée [mais le ridicule ne tue pas sinon je te parlerais d'outre-tombe] en étant dans l'incapacité totale de faire un créneau sur la gauche devant l'église Saint-Germain [place certainement pas stationnable] malgré plusieurs essais devant un public goguenard et pas aidant pour un sou.

Je commence à tourner, tourner... 
Devant moi un 4x4 énormet et ridicule puisqu'immatriculé 75 sort d'une place livraison. 
Je fais ma vilaine : je prends sa place sans prendre la peine de mettre un ticket de parcmètre. 
De toutes façons, je n'ai pas le temps de courir les bars à la recherche de leur #@¤ carte prépayée

Zou, rue Bonaparte en toutes petites foulées,
Le plein de macarons, 
Retour Carlos. 
Pas de prune...
I'm a lucky délinquante !

Et là, va savoir ce qui me prend... un coup de fatigue, une sotte faiblesse : je me fie à ce crétin de GPS pour quitter Paris. Cet abruti me fait la totale ! Il a dû me faire passer par TOUTES les gares de Paris. J'ai refusé de regarder l'heure mais ce fut première / point mort la plupart du temps.

Arrivée "à la base" fourbue z'et exténuée. Que même ma copine a eu pitié est passée récupérer ses macarons.

Première bonne nouvelle : 30 minutes d'immobilisation totale ont suffi pour que la papatte dégonfle. Ce qui est de très bon aloi

Seconde bonne nouvelle 

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Toutes les boites sont pleines....

C'est tout le stock : pour ma copine, pour mon copain de NYC et pour moi.
Sympa l'étui parme, hein ???

Ce récit ne me semble guère fameux, mais je t'avoue que je suis en train de le rédiger laptop sur les genoux, HORATIO dans le poste... que je trouve plus décevant que jamais, même en v.o. 
Ce feuilleton est totalement crétin, HORATIO est moche et en plus il porte la poisse : il épouse une nénette et elle meurt, il retrouve son frère et il meurt.
Pfff
Les filles, c'est atroce : je crois bien que tout est fini avec HORATIO, je ne l'aime plus

Je sais, j'ai un coeur d'... artichaut-copie-1.jpg

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Vendredi 5 octobre 2007

Et hier, j'en ai reçu plusieurs !!!
What a lovely day, comme dirait Cathy.

D'abord, j'avais ouvert l'enveloppe de Myriam.
Eh ben tu sais quoi, public-chéri-mon-amour... j'ai ma kokéshi à moi !!!

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[des fleurs de cerisiers eussent été bien plus appropriées. Au nord de la Loire, nous nous contenterons de fleurs de bruyère]

Je la trouve trop, trop mimi : cette petite bouche délicate, ce petit air sage, ces craquelures si fines [que même Fiston a dit "Ouais, pas mal"] C'est un pendentif. Promis, je te fais-montrer dès que je le sortirai, posé sur ma poitrine sublime.
Myriam, je te dis Merci

Mon second cadeau, dans un emballage très... personnel [ ;-*) ] c'est mon blason à moi. Fabriqué par les blanches mains de Martine27.

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[oui, ce coup-ci, GrosMa a bien voulu faire support - l'a un beau poil, mon pépère]

Tout y est : la petite truffe rose du Topaz, les xxx prunes et rousses [pour une fois qu'il y a du soleil, on ne voit pas bien le prune], les brillants pour le glamour, le fond noir pour l'élégance... Je réfléchis à où-et-comment le mettre en valeur.

Martine, je te dis Merci

J'ai également reçu du thé à la fleur de cerisier en sachet [que jamais j'aurais cru que ça existait], de la farine de châtaigne, et Le Petit Guide du Rugby Pour Les Filles, très girly.

Déjà y'avait eu la maison et le dragon de Momole,
Et les
xxx de Zenana,
Et les
douceurs de Paulette

Je suis gâtée
Je suis contente
Voilà...
Voilà, voilà, voilà 
[dit-elle les joues rosies de plaisir]

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Mercredi 3 octobre 2007

Ha Ha, pris en flagrant délit !!!
A la lecture de ce titre allécheur, tu te précipites, public-chéri-mon-amour, tel un badaud assoiffé de sang et de calamité, espérant apprendre par le détail comment j'aurais eu mes vapeurs et me serais vautrée sur un trottoir, m'ouvrant le front sur la pointe de la santiag de...

Hé ben non
Il s'agit de ces pommes-ci

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[je t'ai eu, patate crue]

Je m'en vais te conter brièvement mais en photos mon dimanche après-midi, et tu comprendras pourquoi j'ai dû remettre mon Aircast [
pfff

Ma copine Françoise
a un mari bricoleur. 
Tous deux aiment les événements, seraient de tendance bio, et avaient donc organisé deux après-midi "Opération Pommes". 
Le premier dimanche était la version 1 : Jus de Pomme
Dimanche dernier était la version 2 : Cidre
J'en étais
Je te raconte
[t'inquiète]

Les photos ont été prises par Françoise [
j'avais les mains dans la pectine et je rigolais très fort, on peut pas être partout !]

L'élément majeur pour ce type de réjouissance est le pressoir


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Dont tu vois la base là, à gauche, derrière les deux poubelles pleines de pommes
Base sur laquelle se montent et se démontent des éléments
Avec nettoyage efficace entre chaque presse
Admire l'effet de l'eau

L'élément indispensable est .. .. .. la pomme  [bon, y'en a deux qui suivent, c'est déjà ça]

Ces pommes ont été cueillies dès potron-minet par les courageux.
Tu te doutes... je n'en étais pas.
Je suis arrivée à 11h30, un pain tout chaud dans les bras, en même temps que les pommes
Pas folle, la guêpe

Donc
On lave les pommes

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On les coupe en quartiers.

Non, pas de photos.
Déjà parce que je n'en faisais pas partie : MiC un couteau dans les mains... much too dangereux
Enfin si, j'ai coupé. 
Des poires 
Pas que je tienne absolument à faire bande à part, mais le chef avait dit qu'il fallait quelques poires

Certaines pommes ont échappé au découpage
Pour se retrouver empalées sur les branches espiègles qui auraient voulu nous arracher un oeil

Bien fait !

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Nous passons à la partie sportive : le concassage 
Dans la machine adéquate


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Tu n'es pas sot, tu as compris le système : on verse les morceaux de pommes en haut
Tourne les manivelles
Et hop !

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C'est tout simplement dé-goû-tant !

Ça te saute à la figure, surtout quand tu arrives à la fin
Et bien sûr, c'est là qu'il faut tou-touiller avec la fou-fourche

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Pendant que les hommes manivellent [du verbe maniveller, premier groupe]
Je m'éclate à récupérer les morceaux de po-pommes qui s'agglutinent
Sais pas pourquoi, manipuler une fourche m'a bien plu... 

Pour celles & ceux qui suivent, c'est Batman qu'on voit en plein effort et en T-shirt bleu [mais si, le Patron de Merlinuche]
Alors oui, par chez nous, les messieurs sont costauds et dégarnis du crâne.
C'est comme ça
 
Allez, je te sens impatient de voir la MiC en plein effort !

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La suite est assez logique : les pommes concaténées sont mises dans le pressoir
Des morceaux de bois bien lourds sont scientifiquement [hu hu hu] disposés

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Et zou, on presse.
Les pommes s'écrasent, les pauvrettes
Et le jus de pomme sort par là où doit sortir

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Là, c'est le chef [le mari de ma copine] en plein effort

Je te rassure, en cours de journée, la technique de filtrage s'est nettement améliorée
Grâce aux bas jarretières de Françoise
Sais pas pourquoi, elle n'a pas pris cette étape en photos

Ce qui reste des pommes est viré dans un coin du potager pour faire je n'ose imaginer quoi.
C'est comme ça que des pommes deviennent du moût.

Dorénavant, tu sais de quoi on parle quand on te dit que tu as du moût dans le genou
C'était la minute culturelle

Donc, voilà le travail !

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Là, ce sont les bouteilles de jus de pomme
La production de dimanche dernier a été entreposée dans des fûts
Qui deviendra du cidre en février !

Allez cadeau : un capricorne est passé nous voir

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Moi qui hurle dès que je vois une bestiole -tout le monde était informé par mes cris ridicules dans la seconde où je croisais un lombric, vivant ou mort- je me suis laissée charmer par cet adorable insecte qui se promenait d'humain en humain.

Voilà donc à quoi j'ai passé mon dimanche : bonne bouffe, beaucoup de rigolade avec des copains pas vus depuis un moment, des tirades de théâtre ou de film lancées à tue-tête [nous avons fait partie de la même troupe de théâtre dans une autre vie] Ils connaissent quasiment toutes les répliques des TONTONS FLINGUEURS !!!

Mais toute une après-midi debout sans Aircast [Mère, il est inutile de froncer ainsi les sourcils voire de bondir sur votre appareil téléphonique pour me gronder]
Donc bobo

Mais pas grave
J'ai passé un bon moment !p

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Mardi 18 septembre 2007

Oui, je sais, tu commences à être habitué à ce type de photos : le pied droit de MiC dans son Aircast...
Mais là, profites-en bien, public-chéri-mon-amour, car j'ai décidé que ce serait le dernier

Image hébergée par servimg.com 

Oui, toujours le kit de survie autour du grand malade : chocolats (merci MuP, trooop bien), les magazines, le xxx, les télécommandes dans leur seau en feraille, la flotte et... là... qui essaie de se cacher là-derrière le pied... oui : une bougie.

Je te raconte le déplâtrage un peu plus tard car toute mon énergie a décidé de quitter mon grand corps d'albâtre. 

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Lundi 17 septembre 2007
Chaussette promise, chaussette due : voici donc la fin de mes aventures à la clinique des Lilas !
Mais il me faut t'informer, public-chéri-mon-amour, que ce tome 3 est bien moins fun que les deux premiers [
c'est atroce mais c'est ainsi]


Nous en étions à 

Jour 2, 
11h
, je descends au rez-de-chaussée déguster un cappuccino à la machine à café. 

Toi qui me lis, la prochaine fois que tu auras l'occasion d'aller te boire un petit noir à ta vending machine préférée, aie une pensée pour ceux qui souffrent, je te prie. Pourquoi donc ? Tiens, je te raconte LE process :
¤ déambulateur
¤ seringue décrochée du bazar mais toujours la perf' qui va avec, donc deux tubes autour du cou reliés auxdits objets qui bringuebalent
¤ rescotchage du coin-coin qui continue de se remplir doucettement de mon sang
¤ pochette [
brodée au xxx bien sûr] avec les sous et le portable autour du cou

C'est parti !
20 minutes, que ça m'a pris. Aller et retour. 
Mais quel délice. Quel luxe. Quelle volupté !
Un cappuccino.
Mmm
mmm

12h
, déjeuner. Non, ne m'ont pas oubliée ce coup-ci. Pas deux fois de suite. Ils n'oseraient pas...

12h30, je file me faire un second cappuccino. Le luxe, j'aime ça [
et personne ne me croit quand je dis que je suis facile à satisfaire]

12h45, je croise le kiné dans le couloir de mon étage. Belle enfumade que cette affaire-là ! 

Il me fait faire un aller-retour dans le couloir, en déambulateur alors que je reviens d'une virée au rez-de-chaussée, me donne un conseil à la noix et basta ! Bien évidemment, cette consultation kinésithérapeute sera facturée pour un minimum de 50€. Étonnamment diplomate, je me montre quasi aimable [
suite de l'anesthésie certainement, il n'est même pas joli garçon]

14h, l'anesthésiste déboule dans ma chambre, en tenue de travail. Sans frapper bien sûr. Ah ben non, il s'est gourrache de chambre. Donc demi-tour. Sympa !!! Soudain il réalise que ma seringue n'est pas branchée sur le bazar.
V'là t'y pas que je me fais eng... ! 

J'ai bien compris que je n'ai pas été une patiente facile-facile, mais quand même. 
Le bon docteur me précise que c'est un produit suuuper cher, que c'est pas toutes les cliniques qui le proposent, qu'il faut que je le rebranche illico. 
Ah ouais, et comment ? 
Suis la malade, moi, je ne sais pas brancher les méga seringues sur les bazars
Je vous ferais dire. 
D'abord.
Naaan mais ho

Il repart.
Dans la minute qui suit une infirmière arrive et me rebranche le bazar.
Pfff

15h, la perceuse reprend à l'étage en dessous. Okay. Je respiiiire. Je respiiiiiiiiiiiiiiiire. Je suis caaalme. Très caaaaaaaaalme.

16h, alors que je commençais sérieusement à ronger mon frein, je découvre en écoutant les conversations dans le couloir si sonore que... jamais tu ne le croiras, public-chéri-mon-amourqu'il y a une terrasse juste à mon étage ! 

Ni une ni deux, je fonce. Enfin... façon de dire. Pas folle, j'avais pris le temps de repérer comment débrancher la méga seringue. Héhéhé. Parce que toujours le même process, en ajoutant un livre coincé dans le caleçon-cocooning parce qu'il ne tient pas dans la pochette [
Silia, pour la prochaine, faudra y penser. Ah ben non, j'ai dit que c'est la dernière]

Instant de félicité suprême : soleil, petit vent, presque pas de gens. Mon pied est tellement gonflé que je n'ai pas mal du tout [
je ne suis pas dupe : c''est normal et ça va changer] Je fais ma cake et passe quelques coups de fil de frime "devine où j'suis ?" mais pas longuets parce que oui, bon, je l'avoue : je fatigue vite.

17h30, retour à la chambre. Marie m'interpelle : "Je ne vous ai pas beaucoup vue, vous êtes toujours en vadrouille". Le temps que j'accommode les yeux, je me rends compte qu'elle est tout sourire. Je comprendrai pourquoi le lendemain.

18h, dîner. Sont complètement tarés dans les hôpitaux. On sait que c'est rien que pour arranger les gens qui travaillent en cuisine, mais quand même... Sont tarés dans les hôpitaux, je maintiens.

Nuit, je ne dirai rien sur les folles infirmières de nuit. Toujours le même souk. Le pied dégonfle. La méga seringue est vide. Miss DOLO fait quelques tentatives. Tu peux crever, pétasse [on peut lui parler comme ça à Miss DOLO] j'ai une pêche d'enfer !

3.JPG Jour 3, mercredi.
C'est aujourd'hui que je pars.
Yeeha !

matin, je t'épargne le détail du ballet de gens qui passent dans ma chambre. Qui ose croire qu'on se repose dans un hôpital ou une clinique ? On enchaîne des après-midi torves sur des matinées épuisantes.

8h20, petit déjeuner. Oui, tu l'as bien compris, ces dames m'ont encore oubliée
Double ration de pain et de beurre d'office. 
Non négociable.
Naaan mais

8h45, Dr Sh passe. Très business-business. M'explique que je dois descendre à son secrétariat récupérer toute la paperasse. Et payer les 400 € de dépassement. [
ben voyons]

9h, Marie me sent pressée et me met en tête de liste -une fois encore- pour le dépiautage. Elle m'explique qu'il me faut passer aux Admissions pour récupérer la paperasse. Et payer les 200 € de dépassement pour l'anesthésiste [
bis repetitam]

9h45, dépiautage. 

Marie applique une technique d'un modernisme époustouflant, dont jamais tu ne  soupçonnerais l'existence:  on tire d'un coup sec. Si, si, j'te jure ! 

Elle commence par la cuisse : zlip ! [
bip] de [bip] que c'est pas cool. Oui, je me suis exprimée. Marie sourit et me précise que "c'est bien, ça prouve que la perf' était bien posée sur le nerf, là où il fallait qu'elle soit" [
tous des sadiques, je le savais]

Du coup, suis un peu tendue pour le coin-coin. Mais le coin-coin est gentil. Le coin-coin se laisse faire. Rien senti ! Ch'est un bon coin-coin, cha madame.

Marie est pétée de rire. Je la remercie pour sa gentillesse et son professionnalisme.

10h15, à ton avis ? Hein ? Hein ? Oui, gagné : cappuccino.
Où je suis dégoûtée de la vie : une dame a des béquilles mauves. Trooop belles. Les miennes sont bleues. Bleu moche. La vie est mal faite. épissétou

Le cappuccino, c'est pour avoir l'énergie nécessaire pour le marathon-au-déambulateur. Car il te faut savoir, public-chéri-mon-amour, que la clinique des Lilas est toute en long. Que le bureau des Admissions est juste à côté de la machine à café chère à mon coeur [
50 cts le cappuccinno] Et que, bien évidemment, le bureau du Dr Sh est à l'autre bout !

Et voilà donc notre MiC préférée, clopin-clopant tout le long du long couloir, avec changement de niveau pas bien fastouche à gérer en déambulateur mais géré quand même. Naaan mais. Seul un monsieur m'a aidée en me tenant une porte, les autres se contentant de me jeter un regard de commisération ou de détourner les yeux. Pourtant, la MiC est maquillée et souriante [
merci le Grinch et Christophe ALEVÈQUE me racontant Zorro]

11h15, v'là t'y pas que je croise le kiné dans le couloir. Qui tient absolument à m'expliquer comment monter et descendre des escaliers avec des béquilles. Que je n'ai pas. Mais je béquille depuis que j'ai 12 ans, PÔV TACHE!!! Nan, je lui ai pas dit ça. J'ai été charmante et presqu'aimable [
j'espère que ça va me passer, ça devient louche]

Tout est calme. Dans ma chambre. C'est toujours la foire dans le couloir. On entend tout. Même pas besoin de brancher le Grinch en brodant. Je comprends pourquoi Marie était ravie de me voir cavalant par monts et par vaux. Une dame qui s'est faite opérer la veille leur fait un chambard d'enfer parce qu'elle ne veut pas sortir de son lit. Un monsieur l'a fait une fois et exige qu'elles soient là à chaque fois qu'il bouge. Pourquoi ai-je la triste impression que ces deux-là vont avoir un mal fou à se rétablir ?

Smiley.jpg

Nous arrivons doucettement [
le premier qui dit clopin-clopant... il sort !] à la fin de l'histoire de mon clinicat.

DH arrive à midi pile. Je termine ma valise. Il a les béquilles. Les bleues. Humph. Je rends le déambulateur que DH a bricolé suite à un écrou qui s'était sauvé. Il a vérifié le siphon: la boucle d'oreille était irrécupérable.

Je dis au revoir à Marie. 


      Cadeau Bonux : billet d'humeur 

DH est passé retirer les médocs à la pharmacie :

¤ l'anesthésiste a prescrit 30 jours d'antiphlébite -une piqûre dans le ventre par jour- alors que je suis plâtrée 3 semaines
¤ le Dr Sh a prescrit des anti-inflammatoires qui sont incompatibles avec les antiphlébites.

J'ai donc 5 boites de médocs à rendre à la pharmacie, payés et non restituables de façon intelligente.

Il est une logique qui m'échappe.

Ce doit être la même qui fait que ma chambre particulière -/-100 € de supplément quotidien-/- m'est facturée mercredi à moi qui pars à midi, mais aussi à la personne qui m'y a succédé et qui y est entrée à 15h ce même mercredi.
.
publié dans : moimoimoi communauté : Biffures chroniques
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Dimanche 16 septembre 2007

Oui, je sais, je sais : j'ai tardé. 
Mais j'ai des circonstances exténuantes : j'ai mis le feu dans ma maison, j'ai eu quelques conversations avec Miss DOLO, Topaz a squatté mon PC, tout ça tout ça

Allez, rassure-toi, public-chéri-mon-amour, j'avais pris des notes ! [oui, elle l'a fait]
Pour toi qui prends le train en marche, le tome 1 est
ici 

Nous en étions au tout petit matin du second jour de mon clinicat.


 
Jour 2 - mardi
Or donc "Ces infirmières de nuit sont folles" [pardon Zenana] du moins les deux qui ont été octroyées à l'étage qui m'héberge.

2h du matin, le bazar relié à la perf' de ma cuisse se met à sonner. Pas bon, ça. J'appuie sur le bouton d'appel. Une infirmière débarque, pas contente, et prends 4 minutes montre en main pour m'expliquer que c'est-vraiment-pas-le-moment-de-les-déranger-avec-tous-les-retours-de-bloc-et-qu'en-plus-c'est-la-semaine-de-la-réouverture-alors-c'est-le-bazar-parce-que-tout-est-en-vrac. Sans respirer [j'exagère à peine] Je lui pointe le bazar qui sonne... Elle appuie sur un bouton et elle repart.
Bon d'accord, ça ne sonne plus.

4h, l'autre infirmière déboule dans ma chambre, sans frapper bien sûr, allume la lumière, tripote les perf'. Ni bonjour ni bonsoir [j'en conclus qu'elle non plus n'est pas heureuse d'avoir repris le taff] Je lui signale que le bazar avait bipé il y a deux heures. Et je me fais eng... parce que je parle trop fort ! Pour le coup, ça me cloue le bec. Du coup, j'éteins la lumière alors qu'elle est encore là, en train de remettre en route la perf' de la cuisse... qui s'était bien interrompue.
Nanmaisho

5h45, je commençais à me rendormir [pour rappel, je pétais le feu de dieu à 5h, voir tome 1] et v'là t'y pas que ces deux tarées, de meilleure humeur, se racontent leurs vacances dans le couloir !!! L'une depuis le bureau des infirmières, l'autre devant la chambre adjacente à la mienne. La tête sous l'oreiller, je me répète le mantra d'usage "cesfemmessontfollescesfemmessontfollescesfemmessontfolles"

7h45, j'entends des bruits sympas : le petit déjeuner arrive. Oooh yeah. Va savoir pourquoi, j'ai toujours bien aimé les petits déjeuners en hosto. Suis une fille toute simple, moi : du pain, du beurre et un chocolat au lait font mon bonheur.

8h30, une dame en vert frappe à ma porte toute gênée "On vous a oubliée"

Oui, tu as bien lu : de toutes les chambres de l'étage, une seule a été oubliée dans la distribution du petit déjeuner. La mienne ! Du coup, je négocie du rab de pain et de beurre. Non point, je ne fais pas ma gourmande. Je te rappelle simplement que mon dîner était il y a... atta je calcule... plus que 14h !

8h45, Marie entre dans ma chambre, après avoir frappé. 

Alors là, Marie rattrape en quelques mots tout le mal que je peux me laisser aller à penser des infirmières [surtout après la nuit passée] Elle se présente, me dit son nom, s'intéresse à mon état, comprend mon impatience de me lever [je suis toujours en tenue de bloc, d'un bleu qui va bien à mon teint mais quand même], m'explique à quoi servent les médicaments posés sur ma table, comprend même pourquoi je ne les ai pas pris [on me les pose, on me dit "vous les avalez" et on s'en va. donc MiC n'obéit pas. normal] et me promet que je serai la première à être manipulée.

9h et des bananes, un monsieur entre dans ma chambre. Il ressemble terriblement au "Polynésien" qui avait sévi à la Yellow World Company. D'office le sourire de marrade me vient aux lèvres. Il m'informe que le Dr Sh n'est pas là aujourd'hui mais tient à me demander si tout va bien.

Et là ça me revient [va falloir que je cause à mon cerveau] le Dr Sh était passé hier après-midi. Si, si. Et le rouge me monte aux joues. Je dis au docteur que merci tout va bien. Il repart et je prends le temps de me remémorer la conversation de la veille.
 
Dr Sh m'avait expliqué que tout s'était bien passé malgré la mauvaise surprise rencontrée à l'ouverture de la papatte : des bouts de cartilage avaient disparu [c'était bien la peine de me faire passer une IRM] et que donc... ben j'sais plus trop bien je l'avoue. De mon côté, je lui avais posé la question qui me taraudait : "Docteur, vais-je faire sonner les portiques dans les aéroports ?". Et là, son visage est devenu "neutre" [comme celle de l'anesthésiste, souviens-toi] et il m'a répondu "Vous m'avez déjà posé la question. Les portiques ne sonneront pas ; les implants ne servent pas à fabriquer des fusils"

Hum
Oui
Voilà
J'ai vraiment dû les saouler pendant l'opération.

9h45, je suis au-to-no-me !

Marie et une collègue sont entrées, après avoir frappé, en me disant "On va vous sortir du lit". Illico, je m'assieds. Oh là, doucement, attention à la tête qui tourne, attendez que je débranche la perf' antalgique. Effectivement ne me restent que le coin-coin qui se remplit gentiment de sang et le bazar branché à la cuisse : une énorme seringue dans un engin transportable mais lourd. 

Et là, c'est le drame : je n'ai apporté mes cannes anglaises. Allons bon ! A 100€ le supplément de chambre particulières, 600€ les dépassements, la clinique ne fournit pas le matériel pendant le séjour? "Faites venir votre mari" me dit Marie. Hé ben non. Marie m'a à la bonne et me prête un déambulateur

d--ambulateur.jpg[oui, un comme ça - cesse de pouffer, je te prie]

Rah qu'ça fait du bien. Réalises-tu, public-chéri-mon-amour, la jouissance que peut être un pipi fait tranquillou sur tes toilettes ?

Ensuite, opération lavage. Je sors tout mon matos : petit savon Hermès, crème qui sent bien bon, make up. Et c'est parti. Sans rire, ça a dû me prendre ½ heure et 66% de mon énergie. Le cerveau n'est pas encore bien en route [ce serait-ce lui ce côté blonde-à-l'intérieur ?]  Cette #¤@¤ de culotte bleue me résiste. Je la déchire avec les dents [je suis souple, moi !] en gloussant de rire. Il m'a fallu m'asseoir pour réfléchir très fort à comment enfiler tanga et caleçon-cocooning avec le plâtre, le drain et la perf'.  Mais là où je me flanquerais des baffes : mes doigts se mélangent quand je remets mes boucles d'oreille. Et celle à laquelle je tenais le plus [de ma grand-tante, m'en restait qu'une] échappe de mes doigts gourds et tombe -pling- direct dans le siphon. 

Je suis autonome, propre, parfumée, maquillée mais dégoûtée de la vie.
Donc je prends les choses en main : cappuccino !

11h, la chasse à la machine à café est ouverte. Elle est au rez-de-chaussée. Okay. C'est parti. Et je m'applique à penser à tout : le point de non retour se situe à la porte de ma chambre !

lilas.jpg

La suite demain.
Promis-juré-craché !

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Jeudi 13 septembre 2007

C'est une MiC pas très fière qui s'adresse à toi, public-chéri-mon-amour.

J'ai mis le feu à mon bureau. Et j'ai brûlé un quart de grille de mon Monument. 
Ben tiens, si je te le dis !

Or donc, c'était pendant l'horreur d'une profonde nuit, celle d'hier. Nous approchions minuit. DH dormait, enfin... essayait. Fiston dormait... enfin on l'espère [
Biche est à Centrale Paris, donc loin, pour ceux qui s'en inquiéteraient] Les chats dodassaient sur le tas de linge à repasser.

Je vaquais tranquillou à mes occupations nocturnes : surfage sur Internet, triage de papier [
d'aucuns diraient déplacement de piles, mais ce sont rien que des mauvaises langues], mails et autres bidouillages. Le PC jouait du jazz, la maison était calme, la lumière était tamisée : petites lampes et bougies parfumées, tout se passait pour le mieux. 

Soudain, une vilaine odeur de plastouche cramé atteint ma délicate narine gauche. Puis la narine droite, tout aussi délicate, dans le millième de seconde qui suit. Le cerveau alerté s'éveille : quelque chose sort de l'ordinaire [
arghl, mon cerveau s'était mis en veille] Je lève les yeux de mon écran, les tourne vers la gauche, et découvre avec stupéfaction des flammes d'une vingtaine de centimètres en train de monter à l'assaut de ma jolie lampe façon bibliothèque.

D'un bond d'un seul je suis debout. C'est une erreur ; je suis toujours plâtrée. Je chope les béquilles et fais le pas nécessaire pour arriver devant le feu. Car feu il y avait. Petit mais costaud. 

Oui, effectivement, j'aurais pu faire rouler le siège à roulettes sur lequel je pose mon auguste postérieur, mais je te rappelle que mon cerveau était en reboot. J'examine ce qui crame. Ma grille du Monument. Ohmerdmerdmerd. Ah non ça va, c'est la photocopie que j'utilise pour broder. Qui avait glissé en toute discrétion sur une petite bougie parfumée aux fruits rouges [
je savais que j'aurais dû prendre Epices]. Qui bien évidemment s'était enflammée, faisant preuve d'un manque d'originalité tout simplement lamentable. Une pile de livres -de la bibliothèque- joliment disposée sous la lampe verte en avait profité pour s'y mettre aussi. 

Première réaction, tout jeter à terre pour le piétiner. Impossible. Je hais ce plâtre. Seconde réaction, tout jeter à terre quand même. Okay. Je jette la grille. Le premier livre de la pile est atteint. Okay. Je jette le livre. Le second n'a rien. oufoufouf. Bêtement, je me penche et je souffle. nanmaisquelleconnemaisquelleconne. 

Le cerveau s'étant enfin décidé à fonctionner plein pot, il me revient ma journée de formation anti-incendie faite il y a quelques années : IL FAUT ÉTOUFFER. Okay. On étouffe. Pas de couverture à disposition. Le châle en soie sauvage du Laos ? Ah non ! Un coussin ? [
il n'y en a que 6 dans mon bureau... oui, j'aime les coussins dodus & douillets] Okay. Un coussin. Que je saisis à une main. L'autre étant appuyée sur une canne anglaise pour tenir l'équilibre au milieu des trucs qui continuent de cramer allègrement. Je lève le coussin. Ah ben non, pas du côté xxx ! Je lâche la canne anglaise. Je retourne le coussin. J'étouffe. Encore. Encore. En tournant sur moi-même, telle un derviche au ralenti et sautillant sur une patte. 

Le livre renâcle. Livre étouffé. C'est bon. Un bout de papier refuse de se faire étouffer. Et il se gondole. Ah ben ouiche, la grille avait été photocopiée en A3 [
je n'ai pas les yeux d'aigles de Silia, moi]. Je file dans la salle de bain jeter le récalcitrant dans la lavabo et le noyer. En claudiquant bien sûr. Oui, pas bien. Mais y'a urgence.

Retour dans le bureau. Ça pue le cramé. Des cendres de papier tout partout. Je ferme la porte. J'ouvre la fenêtre. Puis le store électrique. J'éteins les autres bougies : la fête est terminée, les filles !

Je fonce sur Amazon.fr passer une commande pour remplacer le livre cramé. Puis j'envoie un mail à Silia histoire de lui conter ma dernière bêtise. Je me prends un chocolat. Je suis un peu naze. Je fais descendre le volet électrique. Je ferme la porte. En la tirant bien... aucune raison pour que DH passe par mon bureau demain matin [
il décanille à 5h du matin, ça devrait le faire]

DH ouvre la porte de sa chambre, qui est en face de mon bureau. Il a le visage bouffi de sommeil et l'oeil mauvais : "Je n'ai pas réussi à m'endormir !". 

Et là, je fais très fort. [
Ce que c'est que l'insctint girly, quand même] : "Mais je n'ai pas fait de bruit !"

Il n'empêche, on a eu chaud... 
Ce qu'il reste du livre et l'auteur du crime :


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Oui, je sais, je sais, je n'ai toujours pas conté le tome 2 de mon clinicat. Mais comment veux-tu : j'ai toujours d'autres trucs à te raconter.
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Mercredi 12 septembre 2007

Or donc ce matin, public-chéri-mon-amour, je sors du lit en y laissant GrosMa [je ne suis pas rancunière, MOI]. Je descends et qu'aperçois-je sur le minibar ? Un gros paquet.

Que j'ouvre immédiatement [tu me connais] :

 
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Dedans, j'y trouve un petit quelque chose rudement bien emballé [MuP, tu pouvais pas faire aussi bien, je te dis pas la quantité de chips qui s'y nichaient] :

 
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Ô bonheur, Ô joie, DES CHOCOLATS. Et emballés dans un joli ballotin fermé par un vrai ruban en tissu [gage de qualité, tu peux m'en croire] :

 
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Dingue, rien que des chocolats que j'aime : du lait et un peu de noir, de la ganache, pas une once de praliné, de la pâte d'amandes. Tout ce que j'aime... 

Ça tombe bien : c'est la commande que je me suis passée il y a deux jours ! Eh oui :
on n'est jamais mieux servi que par soi-même

Allez, je vous donne le lien vers ce site de rêve :
http://www.albert-chocolatier.com/
Où, oui, tu peux commander que ce que tu aimes.
Tant que tu veux.
Envoi soigné, comme on a pu voir.

Pour le coup, ça allait très bien au pays de la MiC [même si Fiston qui devait donner le coup de main pour le déjeuner m'a fait faux bond]

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Mais le summum n'était pas atteint !

J'aperçois la voiture du postier/colis qui s'arrête devant le portail. Le gars ne sort même pas de son véhicule et commence à rédiger le bordereau z'étiez-pas-là-ma-p'tite-dame. Je sors sur le balcon. Je le hèle. Je lui dis que oui, je suis bien moi. Je lui précise que là, je vais avoir des difficultés à descendre. Il rouspète qu'il doit sortir de sa voiture. [oui, oui, il l'a fait ! et rouspéter, et sortir] Il avance dans la cour. Il veux me lancer un petit colis blanc. Mais il est pas bien, lui ! Juste le temps de lâcher les cannes anglaises et j'attrape le colis qu'il me passe en grimpant à moitié sur mon petit amandier ! J'en suis si estomaquée que je ne lui dis rien du tout. Il repart.

Eh oui, les postiers-colis sont comme ça dans mon coin [il y'a quelque chose de pourri au royaume du service public]

Je regarde ce que j'ai dans les mains
Un colis MARIAGE-FRÈRES.
Hein ?

Effectivement, il y a deux jours, j'avais longuement hésité entre les chocolats et un petit panaché Mariage Frères. Aurais-je commandé à l'insu de mon plein gré ? J'ouvre. Punaise, QUE DU QUE J'AIME : gelée au thé, thé vert mais fruité, chocolats au thé. Enfer, j'ai fait comme Fabrice LUCHINI [mais si, dans JEAN-PHILIPPE, un film sympa pour qui supporte Johnny HALLIDAY] je suis passée dans une dimension parrallèle. Je commence à paniquer un tantinet.

Puis je réalise que j'ai ouvert le colis à l'envers [oh ça va, ça arrive à tout le monde]. Et je trouve le petit mot que Paulette à joint à son cadeau.

Mais t'es pas un peu folle, ma Paulette-à-moi-que-j'aie ?

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Je suis d'une humeur charmante.
Et en plus, je vais me faire débloquer la¤@# de lombaire tout à l'heure.

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Lundi 3 septembre 2007

Public-chéri-mon-amour !

 

Tu l'attendais, le voici : le conte-rendu [ceci est un jeu de mots !] de mon séjour en clinique. Parce qu'on rigole, on bâfre du pain, mais faudrait voir à ce que je te les raconte, ces 3 jours à la clinique des Lilas.

lilas.jpg
 
1.JPG Jour 1 - lundi

 

Le Dr Sh. avait dit -et le crétin d'anesthésiste avait confirmé- arrivée à 8h à jeun depuis minuit pour une chirurgie dans l'après-midi. Déjà l'arrivée à potron-minet 8h là-bas, c'est hardos. Mais à jeun...Tu me connais, précautionneuse : j'ai pris un vrai petit déjeuner à 23h30 que j'avais terminé avant minuit. Consigne respectée, chef !

 

7h50, arrivée [ça frise l'inhumain]. Au revoir DH. Bonjour l'admission. Tout de suite les choses sérieuses : le chèque de caution. La dame est surprise mais non, non, je ne prendrai pas la télévision. Oui, j'ai bien compris que ça fait partie de la chambre particulière [merci la mutuelle de la Yellow World Company] mais non, pas de télé pour MiC. Par contre, j'apprends que mon opération est à 10h30. Zut, vais pas pouvoir broder mon monument.

 

Je m'installe. La chambre donne sur l'avenue. C'est bruyant. Très bruyant. Fallait pas rêver ; j'ai déjà une chambre particulière... Perceuse et coups de marteau dans la chambre juste en dessous. Normal. Je range mes affaires, pile de livres sur la table de chevet [atmosphère, atmosphère], Grinch dans le tiroir.

 

L'infirmière m'apporte la tenue… que je vais me faire un plaisir de te détailler illico, et de haut en bas : charlotte en papier tissé blanc, chemise ouverte dans le dos en papier tissé bleu foncé, culotte [pas tanga, non, culotte. birk] en papier tissé bleu foncé, chaussons en papier tissé blanc. Pas bien sexy, mais on va dire que ça fait... comment dire... un style. Puis l'infirmière me demande "C'est bien le pied droit?" car oui, elle inscrit un gros astérisque au feutre indélébile bleu foncé sur le genou droit !

 

1ère remarque : là, c'est fashion puisque assorti à la tenue

2nde remarque : dire que je n'ai pas osé inscrire sur mon pied gauche "NON, L'AUTRE" …

 

10h, Georges le brancardier arrive. Hissage sur le brancard surélevé [comment font-il avec les gros p'tits vieux ?] et descente au bloc. L'infirmière nous court après et devant l'ascenseur me projette un liquide amer dans la gorge. Et mierda : pas de pilule qui-rend-lala [moi qui n'attendais que ça !].

 

'Tain ça caille, au bloc.

 

Le médoc agit déjà : je tombe raide dingue amoureuse de l'infirmière anesthésiste [SÉTA, noire au visage d'ébène, yeux en amande à l'eye-liner, peau mate et sourire doux] et JE LE LUI DIS : "Oooh, vous avez un visage splendide".

 

Ah c'est que le médoc ne fait pas que détendre la MiC, il lui fait dire tout haut absolument tout ce qu'elle pense. C'est Showtime ! A l'arrivée de l'anesthésiste, pas bien reconnaissable dans sa tenue et que je vois flou [pas de lunettes au bloc] je l'interpelle : "Ce n'est pas le Dr. C. j'espère !" Bien évidemment, j'enchaîne en exposant à ceux qui m'entourent tout le bien que je pense de ce monsieur. Ces fous me le font répéter !

 

Oui, ça a été comme ça pendant toute l'opération ! Je sais… les pauvres ! [mais bon, gardons à l'esprit les 600€ de dépassement]. On m'installe sur le côté gauche. Je sens que ça bidouille à l'autre bout de mon corps. J'insiste : "Vous avez bien vu où est l'astérisque !". Dr Sh. passe, je le hèle : "Hey, c'est mon chirurgien !"Je note que, comme tout chirurgien qui se respecte, y'a de la moquette sous sa tenue [j'ose croire que j'ai su me retenir et n'ai pas déblatéré à ce sujet…]

J'étais d'humeur questionneuse.Quelques flashs :
-"Pourquoi j'ai pas le droit de voir ?

-"C'est quoi ce bruit ?

-"Pourquoi toujours du bleu au bloc ? [et je répétais bleu-au-bloc, bleu-au-bloc, et ça me faisait rire]

-"C'est commencé ?

-"Il se passe quoi ?

Puis j'ai cette image de l'anesthésiste qui vient vers moi le visage très… neutre. Il injecte un produit dans ma perf' en me disant "Vous allez dormir". Je peux comprendre.

Un autre flash : SETA, la jolie infirmière me borde avec une couverture soufflante toute chaude. Elle est hilare. J'ose croire que c'est parce que Georges lui raconte ses vacances… [pas George CLOONEY, Georges le brancardier. Oh, faut suivre, là ! ]

 

15h, je me réveille dans ma chambre. Je suis en train de cuire. Sans rire. La fenêtre donne sur le lit. Elle est ouverte. Le rideau est levé. Et bien évidemment, il fait un temps splendide alors qu'il a plu non stop pendant 4 jours ! J'ai chaud. Je rissole. Je soulève la couverture. Le pied est plâtré. C'est le droit. Bien. Je continue de mijoter dans le potage. Dans le bruit et la fureur de l'avenue [#@¤ de mobylettes]

 

15h30, une infirmière apporte une bouteille d'eau. J'en veux ! "Pas avant que vous ayez uriné" me dit-elle agressive. Bon d'accord. J'examine la situation. Une perf' dans la main gauche. Une perf' dans la cuisse droite. Un coin-coin de Didier dans le pied droit [mais si, Didier, le film… il avait un coin-coin… souviens-toi !]. C'est infect, c'est épouvantable mais il va en falloir passer par là "Okay, apportez-moi le bassin".

 

Eh bien tu le croiras si tu veux, le bassin je l'ai eu à 20h15 ! Je l'ai jamais revue, cette sadique. C'est pas plus mal.


17h
, j'émerge. J'inspecte. Plâtre en résine. Bon, ça. Ce n'est pas un coin-coin qui me sort des orteils [ça me paraissait curieux] mais un drain. La perf' dans la cuisse est reliée à une machine posée sur le fauteuil à côté du lit. Allons bon, je plie les orteils dans un sens mais pas dans l'autre. C'est rigolo. Je force. Je fooorce. Rien n'y fait. Suis pétée de rire. Au bout de quelques instants, je réalise que la sensation est plutôt flippante. Je cesse. Et puis Dieu me parle et me dit quelque chose comme "Fais pas l'andouille, t'es capable de te péter un truc" [oui Dieu, c'est Silia]

 

18h05, le dîner apparaît sous forme de plateau recouvert d'un autre plateau en plastouche gris.Dilemme. Je n'ai pas le droit de boire puisque je n'ai toujours pas eu ce #@¤ bassin. Mais manger… Tu le croiras -ou pas- je fus raisonnable : je commence par deux cuillérées de compote et j'attends de voir ce que ça donne. Rien ne remonte, tout va dans la direction logique. Je termine le pot de compote. Allô Houston, rien à signaler. Je soulève le couvercle du plateau : viande blanche / purée. Trop d'la balle, comme dirait l'autre. Je mets le temps mais j'en viens à bout.

Je suis vannée