Hier soir, je me suis couchée tard. Très tard. Encore. Ce coup-ci, ce n'était pas la faute aux Space Invaders
[tiens oui, il faudra que je te raconte ça, public-chéri-mon-amour] ni à Jean-Baptiste ADAMSBERG,
pour une fois.
Non. Hier soir, ce fut la faute à Willem DAFOE et Paul SCHRADER.
Et Susan SARANDON.
Tu l'as compris, la faute à un film : LIGHT SLEEPER
qui passait hier soir tard sur CinéPolar, et en v.o. !
Mon Télérama m'avait très aimablement prévenue [je l'épluche consciencieusement, agenda cellulaire à la main, tous les mercredis] Je me suis
laissée faire parce que New-York, parce que Willem DAFOE... Susan SARANDON -toute jeunette, toute en jambes et d'un cynisme achevé- fut une agréable
surprise.
Tu sais quoi, je dirais que c'est du pré-Michael MANN déjà à cause de cette atmosphère citadine très particulière: NYC de la fin des années 80 -aux trottoirs dégorgeant
de poubelles car en pleine grève des éboueurs- filmée comme un clip aux couleurs dures. La musique et les chansons - traduites!- font partie intégrante du film. Et ce personnage central
désabusé à qui il reste une once d'humanité dans un monde froid et désenchanté: dans son appartement minimaliste, il écrit son journal intime sur un cahier.
Willem DAFOE
Froid. Troublant [il a en
grand ce petit quelque chose qui me plaisait en Horatio CAINE]
Et il y a l'amour. Et il y a la chute.
Bien sûr, mon Télérama a fait son bégueule : "Light Sleeper est mené comme un thriller dont la sophistication n'a d'égale, en définitive, que la vacuité". Pourtant, il y a rédemption, ça
devrait leur plaire...
A croire qu'ils ne savent pas se laisser aller, chez Télérama.
Parce que je t'assure que ce film t'emmène loin, t'emmène bien.
Et moi, j'aime bien quand un film m'emmène...
tu touches pas ! je l'ai vue la première
et maintenant tu connais. et tu vas guetter... héhéhé
euh, comment te dire ça de façon élégante...
hum...
Grand Prix de l'Eurovision de la Chanson...
hum...
RIEN A BATTRE !
Grand Prix de Formule1, je dis pas.