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"Quand je me regarde, je m'inquiète.
 Mais quand je me compare, je me rassure."
Mardi 13 mars 2007

Je vous tiens au courant dès que je mets les photos sur la galerie Bellapix.

Jour n°5
Soins l'après-midi donc tourisme le matin. Mais d'abord tâcher de régler cette affaire de #@¤ vertèbre histoire de pouvoir faire les 5 heures de route pour le retour. RdV pris avec l'osthéo de la thalasso, demain. On en profite pour bousculer un peu le programme : on vire les 2 prochains soins collectifs et j'y gagne un Bain Jets. Yes!
 
Ce matin c'est Grand Aquarium. Préparation des poches (le GPS dans la poche gauche du blouson, le Grinch dans la poche arrière gauche du jean, l'APN dans la poche droite du blouson, le portable dans la poche avant droite du jean, les kleenex dans la poche avant gauche du jean, la clef de la voiture dans la poche… ah zut tout est plein!) 16,50€… cher mais intéressant. Bien sûr, j'ai droit aux petites classes qui courent partout. Pas grave: je m'amuse à les éviter. Je croise Némo & Doris [Hey, Biche, saurions-nous encore parler baleine?] Les rascasses sont vraiment affreuses. Les murènes sont de vraies mochetés. Les crevettes danseuses se la pètent. Des poissons nocturnes clignotent des yeux. Les méduses sont fines et délicates. Je m'offre la visite des coulisses, présentée par une biologiste qui visiblement adore son boulot et fournit toutes les explications (le repas des piranhas, les bactéries bouffeuses d'ammoniaque, etc.) Le Nautibus est sympa comme tout et comme il n'y a personne, je fais deux tours! Les gamins ayant quitté les lieux, je m'installe sur un des matelas de l'aquarium circulaire où nagent requins, tortues, mérou et petits poissons argentés. J'ai tout le temps: il est midi et c'est la morte saison. Musique celtico-loundge Je me laisse hyptoniser par ces déambulations. Dieu que c'est moche, un requin avec ce petit œil glacé et ces toutes ces dents en vrac qui dépassent. La grosse tortue claire vient voir qui est cet humain qui ne sautille pas partout. Quelques visiteurs gâchent le moment avec des commentaires à faire peur. Mais ils passent. Et je reste.
 
Au début de la visite, j'ai un appel de MuP, ma super collègue du boulot. Nous devisons dossiers-en-cours une demi-heure, et je réalise que j'ai complètement coupé les ponts : je ne blogue pas, je n'ai pas envie d'éplucher mes mails, je n'ai pas rappelé la si gentille Paulette, je n'appelle personne d'ailleurs, même pas DH, même pas Biche, je ne pense pas au boulot, je ne pense à rien de particulier sinon mes prochains soins et mon prochain trajet touristique.
Dingue.
Ahurissant.
Comme quoi…
Je peux le faire !
MiC peut le faire, qu'on se le dise !
 
Retour aux soins. Bains Jets, le soin que j'ai gagné en virant deux soins collectifs. Nénette différente (qui me confirme l'opinion que j'avais) Au bout de 4 jours, j'ai confirmation qu'il y a deux catégories de personnels: les <abattages> et les <humains>. La première catégorie n'étant pas forcément désagréable. Biocéalgues donc sieste. Ondorelax moins sympa parce que matelas moins chaud et la nénette est un Abattage de première bourre. On finit en beauté sur Affusions Manuelles avec la même masseuse si gracieuse. Je me détends tellement que je me relève avec la trace des carreaux de la serviette sur laquelle reposait mon front. Elle éclate de rire. On papote un peu.
 
Dîner avec l'Italien Nonchalant, comme convenu la veille. Suivant les conseils par mère donnés en son temps, je me fais bien belle (être toujours la plus belle pour dire "non" et "c'est fini"). Il est charmant et attentionné, me fait découvrir le type de vin que je devrais apprécier. Il a le vin "tactile", main sur l'épaule, mais dans le dos, main sur la cuisse. Il m'apprend à me promener en marchant doucement (ah ben oui, la tête est reposée mais le corps a toujours une fâcheuse tendance à se laisser aller à speeder) puisque je tiens à aller voir la marée haute. Et il tort un-peu-beaucoup le nez quand je lui explique devant l'ascenseur que non, on arrête là (Je ne le reverrai plus de tout le séjour ! Le latin peut se vexer…) C'est que Cold Case m'attend !
 
Je m'installe vite vite devant la télé. Enfer de [bip] c'est quoi ce [bip] : y'a pas mon feuilleton préféré (bon d'accord, UN de mes feuilletons préférés) mais une émission à tendance politique. Ça commence à bien faire ! Déjà que le foot m'avait shunté Les Experts Manhattan mardi… Je serais presque contrariée. Mais en tant que loque qui se respecte, je passe à autre chose.
 
Jour n°6
La routine est prise. Les gens marchent d'un pas bien plus assuré dans les couloirs. Les p'tits nouveaux se paument. Les anciens que nous sommes devenus les dirigent ("Aidons-la, elle ne trouvera jamais le Hall 2"). Bien agréable surprise à la Douche Sous-Marine: c'est l'adorable masseuse qui me tripote le gras au jet. La dame des Affusions Dynamiques constate en riant que mes tongs tiennent le coup. La nénette du Bain Jets est d'une humeur quasi charmante, elle se laisse même aller à plaisanter. Je réfléchis un peu (car oui, je peux encore le faire) nous sommes vendredi (déjà ?) Oui, je lui demande de me citer les 4 huiles. L'osthéo ne peut rien pour moi sinon me conseiller de muscler ma sangle abdominale et aller voir un podologue. Bon. D'accord. Le retour en voiture se fera dents serrés et à l'Ibuprofène.
 
Bref, il n'est même pas 11h que je passe déjà en mode touriste. Petite panique: j'ai complètement oublié où j'ai rangé Carlos. Las! Pour une fois que je pense à organiser mon déjeuner avant de crier famine, le restau repéré dans le Guide du Routard est fermé pour "cause de rue en travaux". Faut dire que c'est un peu le bazar dans Le Vieux Dinan. Mais c'est beau comme tout, ces vieilles rues. Surtout sans les touristes. Je discute sur les remparts avec un monsieur qui me raconte les bienfaits des Anglais sur le vieux port de Dinan. Je fais mes salutations à la statue de Bertrand du Guesclin. J'entre même dans la cathédrale qui abrite son cœur prendre la photo qui le fait bien [Stéphaaane, si c'est pas du pèlerinage dans les règles, ça!]. Je file à côté (merci GPS) voir le Courtil des Senteurs qui doit être vraiment joli fin mai. Pour l'instant, y'a pas grand-chose sinon quelques pousses et des étiquettes. Retour à Saint-Malo. P'tite sieste (suis toujours en tendance loque) puis zou, je file à Intra-Muros à pinces. J'aime vraiment beaucoup cette ville. Austère, efficace, balaise. La flemme de faire le musée de l'histoire de Saint Malo, donc goûter à BERGAMOTE. Y'a pas, ils sont vraiment extra. [Nathalie, pas sûr que j'en sorte avec -3 kilos comme tu m'as dit que ça pouvait le faire en thalasso] faut que j'en cause à ces messieurs dames du Guide du Routard. Je m'esbaudis à entendre sonner les cloches (un de ces "instants de bonheur" dont il nous faut "multiplier la conscience et l'occasion") puis retour à l'hôtel par la plage.
Dans le vent.
Qui souffle.
Fort.
Ça pique les oreilles.
Pfiu, suis vannée, moi…
J'arrive juste pour l'ouverture du lit. J'adooore l'ouverture du lit. C'est pour moi le symbole des vacances luxueuses.
D'avoir goûté, je n'ai pas faim du tout. Ces crétins à la Réception m'ont dit "dîner servi jusqu'à 21h45"… Hé ben non. Une fois encore, je dois forcer mon talent et dîner en chambre, avé la cloche chromée. Pas trop sommeil, avec toutes ces siestes. Tiens, je vais aller enregistrer la mer, merci le Grinch. Je sais, je sais, se vendent des CD très bien avec le bruit de la mer. Oui mais ça, c'est mon enregistrement à moi. Les étoiles sont claires dans le ciel. La voie lactée me manque. Une bande de petits oiseaux jouent à éviter les vagues qui se meurent sur la plage. Tous les oiseaux ne dorment donc pas à la nuit tombée? Faudrait que je commence mes valises. Pas envie (j'aime pas ça) Bon, d'accord, je mets le réveil plus tôt demain matin pour ce faire.
 
 
Jour n°7
Petit déj' dans la chambre, lever du soleil, visite de la mouette (insistante, la mouette, qui me fait même des roucoulades) La météo est ensoleillée. C'est ce qui est bien avec les marées: le mauvais temps ne reste pas longtemps.
 
Biocéalgues. Je retrouve la nénette attentionnée. Elle travaille ici depuis 91 mais n'en est pas devenue une Abattage pour autant. Ah, nouveau : Piscine Tonique, soin collectif gagné en virant les Piscines Jets. C'est de l'aquagym avec une Abattage pur sucre. Tonique, je ne le suis plus du tout. Mes demi ronds hors de l'eau sont lamentables. Arrivée au "on fait du jogging en parcourant la piscine", je me sauve. [MC², ne lève pas les yeux au ciel, tu te doutais que ça serait comme ça]. Et de toutes façons, c'est l'heure de l'Ondorelax. J'en sors avec une envie de pipi monstrueuse. C'est donc ce truc-là qui a cet effet ! La clientèle a changé. J'apprends que ce sont les forfaits-découverte-week-end. La moyenne d'âge a baissé. Les messieurs persistent toujours à garder leurs jambes ouvertes… d'une élégance folle avec les peignoirs! Ça papote, ça glousse, ça se regroupe, ça feuillette des magazines. À noter: éviter les week-ends.
 
Mes sacs sont quasi prêts. Une Abattage (débite ses salutations et ses demandes en regardant ailleurs) passe me demander ce que j'ai consommé en minibar. Rien du tout : à 3,20€ la ½ Evian, j'ai préféré m'approvisionner au Champion à côté.
 
Je check out. La facture est ce que j'en attends. On me livre les chocolats commandés (allez, je vous l'avoue: je suis devenue addicted aux pavés de Saint Malo, les p'tits chocolats sur l'oreiller tous les soirs). Les sacs sont restés dans la chambre, le valet va me les chercher dans son grand chariot doré. Je découvre qu'une mouette a laissé un souvenir sur le pare-brise de Carlos. Saleté, va… ça doit être celle de ce matin qui s'est vengée.
 
GPS en route ("Naviguer vers Base", trop facile) et hop je taille la route. Coup de volant à droite : je décide d'aller voir le Mont Saint Michel de près. Ça doit être atroce en saison touristique. A noter : visiter Saint Michel en très basse saison. Je m'ennuie sur la route. Ce que je m'ennuie... Pfff. C'est long. Mais long. Arrêt à l'aire où qu'il y a un Paul pour un macaron à la pistache. Appel à Silia pour la faire pimer. Nan c'est pas de la perversion, c'est du partage d'instant de bonheur. Je passe par la seule autoroute urbaine de la région parisienne. 6,90 € la traversée… il s'enquiquine pas, Gaston. Mais DH me confirme que ça m'a bien raccourci le trajet. Arrivée à la maison vers 19h. Carlos est crade, je suis vannée, j'ai mal au pied qui a été cassé (demander au Père Noël un cruise-control pour Carlos).
Je suis très contente d'avoir trouvé le mode vacances qui me convient : luxe & volupté !!
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publié dans : vacances - ça m'arrive
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