Tu te doutes, public-chéri-mon-amour, qu'il me manque. Et il ne s'agit pas que du si charmant sourire du si charmant berger ["la petite drague du samedi", disait Biche]
Je me garais au parking du Lion d'Or quand celui des Lices était complet, cabas à la main je montais direct à la partie des fleurs en longeant les petits producteurs et les cafés… Il y avait les petits bouquets rennais vendus par plusieurs marchands dont une jeune fille que je retrouvais à la biblio d’EmeraudeVille, les fruits & légumes hors de prix, les deux excellents joueurs de guitare électrique en fauteuil roulant, la marchande d'oignons aux yeux clairs [la marchande, pas les oignons… toi, tu sors], l'apnée à l'approche des stands de poissons & crustacés, la brioche du dimanche qui finissait quasi systématiquement écrabouillée au fond du cabas, les beignets de légumes chinois qui s’émiettaient toujours à la cuisson, parfois l'étudiante qui vendait des rolls à la cannelle, les délicieuses confitures si originales dont les pots étaient consignés, et le fromage de brebis bien sûr, doux et crémeux… Puis le couple de noirs -lui immense avec un énorme pendentif en or, elle à la voix haut perchée et aux yeux étrangement pâles- aux accras si délicieux, qui me demandaient à chaque fois de saluer Mère, les queues hétéroclites aux camionnettes de galettes/saucisses, la petite marchande de légumes avec qui j'échangeais des recettes "basiques" par-dessus les salades trempées…
Parfois seule, parfois avec Paulette et Lady qui faisait l'avion dans son sac de transport.
Rarement sous la pluie, très souvent au soleil.
Pour toi et rien que pour toi, public-chéri-mon-amour, les photos prises samedi 7 février, mon dernier samedi en Porte de Bretagne.





Bon
d'accord.



































... voilà qui est rectifié :

Aujourd'hui, j'y ai trouvé deux pots de confiture [bananes-orange-rhum et poires-d'été] un oignon de Roscoff, un poireau [que même c'est
moi qui ai raconté à la gentille vendeuse, et au public autour, comment faire une fondue de poireau avec la partie verte....] 6 accras [normalement c'est 5 - ils m'ont à la bonne depuis que j'ai siroté un punch-banane-caramel de très bon aloi] de la salade rigolotte
mélangée, un bouquet rennais et un Gros Bisou au poivre [je ne conterai pas le détail de la conversation avec le berger, mais je
peux t'assurer qu'il est canaillou... voui, Paulette, toi je te raconterai] et une brioche pour mon petit-déjeuner dominical.
Le potiron et les pommes de terre datent des marchés précédents [que le légume de marché se conserve 'achtement
mieux] et le gâteau, je l'ai fait hier soir, juste pour moi [oui, il a pris une claque... so what
?]
A part ça, puisque je te sens un peu curieux d'en savoir un peu plus :
¤ Toujours pas de taf [récession je hais ton nom]
¤ Toujours du bénévolat à la biblio d'EmeraudeVille [même que ces dames s'habituent à moi, on dirait bien]
¤ C'est la fête dans mon bourg : petit train, manège

Même qu'ils ont installé des haut-parleurs dans la rue vendredi dernier. J'en ai une paire de part et d'autre de mes fenêtres qui donnent sur la rue. Et c'est pas de la musique
de Noël élégante que diffusaient les haut-parleurs [comme à Saint-Malo, très classe] mais une radio infâme avec
dance-musik et autres atrocités.
Je te dis pas comment j'ai foncé presto à la mairie [juste traverser la place...] demander à qui faut-il
s'adresser pour signaler que non-vraiment, ça ne va pas le faire du tout ! Ben tu le croiras si tu veux, z'ont pas moufté, les haut-parleurs !!!
Moi contente.
Grande gueule et contente.
=^..^=

Franchement... franchement... On dirait bien que c'en est un.
Ce que je peux être poétique quand je m'y mets...
Ou alors trop de fantasy bastons-dragons ?
Non, c'est juste que j'ai été dragon et que parfois ça me revient.
Or donc, hier dimanche, temps magnifique sur la côte.
Allez, Silia,
sois pas jalouse, il y avait des nuages...

Des nuages bretons, tout beaux, tout propres...
Après avoir déjeuné chez Bergamote d'une galette Anglaise et d'un gâteau au chocolat, arrosés de thé de Fêtes conseillé par la charmante et pétulante Madame Bergamote
[ce n'est pas son nom mais c'est comme ça que Paulette et moi la nommons] dans un esprit de Noël de bon
aloi

J'ai bien aimé cet humble reflet de bougie dans le sapin, moi : dedans/dehors.
Très courte promenade dans Saint-Malo où je me suis fait copieusement insulter par une mouette caméléon très vindicative :

J'ai décidé de filer à Dinard... d'où c'est-y qu'on voit Saint-Malo, dis donc !

Dinard... sans les touristes... 17 heures... caaalme... la mer... les rochers...
Beltram, c'est bon, j'ai fait
le plein

Et juste après le barrage de la Rance, dans la montée, après le radar, arrêt en urgence pour toi et rien que pour toi, public-chéri-mon-amour :

Je n'étais d'ailleurs pas la seule à m'être arrêtée sur cette espèce de petit bout de terrain.
hihihi
=^..^=