Chaussette promise, chaussette due !
Le dernier article datait d'il y a belle lurette [clic] mais en plantant
ma si jolie dentition dans un Donut au chocolat à Rennes [oùsk'y a un SUBWAY sur le parvis du centre Colombia, dis-donc] j'ai réalisé que
je ne t'avais pas détaillé nos agapes, à Biche et à moi, lorsque nous arpentions NYC....
Aussi, public-chéri-mon-amour, devant tes yeux z'émerveillés et ébahis, prends une gorgée d'eau gazeuse -pour la digestion- et zou... SHOW TIME !
Premier petit déjeuner au StarBucks devant l'hôtel. Indeed

Nous n'avions pas tout de suite eu le réflexe de prendre nos repas en photos.
Tu ne verras donc pas notre premier repas au Tick Tock diner : hamburger pour Biche, wrap pour moi.
Ni les si onctueuses soupes que nous avons dégustées un midi près de Wall Street,
Ni le délicieux bretzel fourré au fromage bâfré à Battery Park
Ni le Oreos cheese cake
Ni ... ... ... [désolée]
Second petit déjeuner : sucré pour Biche, salé pour moi. Je ne sais plus du tout où...

Troisième petit déjeuner au Wendy's qui donnait sur le Madisson Square Garden [qui est rond, je te le rappelle]
Burrito piquant pour moi, sandwich pour Biche, et cinamon roll pour nous deux.

Déjeuner dans un restau de pâtes repéré depuis le bus. Les parts étaient vraiment, vraiment très copieuses.
Restaurant typique : on entre, on défile et on fait son choix devant tout ce qui est proposé. On est servies au fur et à mesure. On continue d'avancer pour passer à la caisse. Et on s'installe
dans la salle au fond.

Ce soir-là, nous nous fîmes arnaquer dans cette boutique de cheesecake à Times Square : chers et pas bons.
N'empêche, ils étaient beaux !

Quatrième petit déjeuner : 6 donuts Dunkin' Donuts, 1 chocolat chaud et 1 chocolat blanc chaud.
Je te rassure, on s'était gardé des donuts pour le dessert du midi
Qu'est-ce qu'ils sont bons, ces donuts. Mon préféré, le Boston Cream

Déjeuner typiquement New-Yorkais : une soupe chinoise à la gare des ferries de Staten Island.
Tu vas rire, mais on s'étaient régalées

Mes copains nous avaient invitées à dîner au restaurant du Marriott.
Nous nous étions faites belles, eux aussi [note la cravate !] mais nous étions bien les seuls à être si chics. Ça s'est démocratisé...
dommage. Le restaurant tourne sur lui-même. Le bâtiment n'est pas si haut -dans l'échelle New Yorkaise- et la vue est vraiment sympa : vue directe sur les bâtiments proches ou
plus lointaine sur les bâtiments illuminés au loin.
Cocktails pour commencer. De droite à gauche : un Cosmopolitain pour moi [traditionnellement bu à la santé d'un
ami_très_cher] un verre de vin pour Le Mammouth, une choses terriblement sucrée pour Biche et je ne sais plus quoi pour mon ami_de_plus_de_20 ans.
Plus de photos ensuite, tout était devenu terriblement flou.

Le lendemain, déjeuner à l'Empire Diner - haut lieu gay- que l'on voit dans plusieurs films dont MIB2.
Pour Biche, le traditionnel Bagel au saumon fumé et à la "sour" cream

Et pour moi, omelette à la "sour" cream. Pas très réussie. Mais la compagnie était bonne !

Et nous voici au dernier petite déjeuner. Biche avait décidé Waffles.
Ce fut le grand jeu, s'il vous plait ! jus de raisin, chocolat chaud, thé, bananes, sirop d'érable, etc.
Et zut, j'ai oublié le nom du restau. C'est juste à côté de l'hôtel

La veille, nous avions un peu craqué, Biche et moi : une salade Caesar et rien d'autre ! [comme une envie
de verdure]
Ce qui est agréable avec Biche, c'est qu'elle est tellement contre la routine qu'elle avait décidé que nous ferions un repas différent à chaque fois.
Je me suis fait un peu violence, mais il me faut avouer qu'elle a eu bien raison.
Tu as donc la preuve, public-chéri-mon-amour, que
¤ conclusion sympa :
on peut faire moult repas dissemblables dans cette mégapole [et encore, on n'a pas tapé dans les nourritures
exotiques]
¤ conclusion A-TRO-CE :
on peut se nourrir sans goûter un seul légume
Je continue de te faire découvrir New York, si ça te va toujours, public-chéri-mon-amour...
Comme dans toute grande ville américaine, New York est habitée par moult écureuils, vifs et gras. Même fin décembre. Pas bien farouches [Francis, y'a de quoi dire sur la vie intime de ces bestioles-là]
Il y a, rien de bien original, des mouettes 
Beaucoup de mouettes, surtout vers Battery Park.
Moi, j'aime bien les mouettes... ce côté peu amène, toujours prête à rouscailler...
Au moment où Biche me faisait remarquer que tiens, il y a bien peu de pigeons... ils apparaissaient !
Voici le pigeon le plus haut que tu auras jamais l'occasion de voir :
Perché sur le haut de l'Empire State Building
Quel frimeur... [Un Topaz passerait par là que je n'en donnerais pas cher]
On oublie parfois que La Grosse Pomme est en bord de mer

[suis contente de cette photo-là, moi]
La saison voulait que les arbres de Noël poussent dans la jungle urbaine.
Celui de Wall Street nous a surprises, je te l'avoue.
Beau, épais, coloré.

Celui du Rockfeller Center était plus... convenu, dirons-nous
Quelques bestioles moins conventionnelles
Le pompon revient au dinosaure du Toy's R Us
Tu aurais vu Biche en train de gigoter devant, histoire de le provoquer... Non pas qu'elle soit retombée en enfance, bien qu'elle ait lourdement insisté pour qu'on fasse TOUS les étages du
magasin. Mais elle pensait qu'un système de caption-gigomatique faisait bouger la bête. Graine d'ingéneur, va ! La grosse
bébête ne mouftait pas, la belle blonde sautillait devant, agitait les bras, lui criait des trucs en français... Puis le dino faisait son show et Biche était contente.
Comme promis ici, voici encore quelques photos
de la Grosse Pomme :
On commence par un bâtiment pas connu, quasi abandonné mais caractéristique.
Je dis "quasi" parce que dans cette ville, on n'est jamais sûr de rien
L'American Standard Building, le préféré de Biche
Ça le fait trop bien dans le brouillard, hein ?

L'ONU, que Biche a beaucoup aimé itou, pour le côté politique, I presume, car bien moins beau que le précédent

Le Madisson Square Garden, tout rond, comme son nom ne l'indique pas.
Donc très fastouche à repérer sur la carte...
Tu le croirais si tu veux, public-chéri-mon-amour, mais figure-toi qu'ils vont le détruire. Comme je te le dis. Pour le reconstruire -en mieux bien sûr- de l'autre côté de la
8ème avenue, derrière la Grande Poste. Tout ça parce qu'il y a Penn Station dessous, qu'ils veulent agrandir. Pfff

Alors là, je ne sais plus. Ce bâtiment occupe tout un bloc, des appart très très chics, donc très très chers. C'est là qu'est situé l'appart de Hugh Grant dans son dernier film "Music and
Lyrics". Si quelqu'un sait, je suis preneuse.

Alors voilà... je vais t'avouer qu'il m'a fallu feuilleter mon bon vieux guide pour retrouver le nom du New York Life Insurance Building. Sommet en pyramide recouvert de vrai or.
T'as qu'à voir !

Et notre New Yorker, avec le mur publicitaire à côté. La première fois que je l'ai vu, c'était une publicité ADIDAS. La seconde, on y voyait la tour Eiffeil. Là, j'ai découvert
ce qu'est un "razor".
De quel NYC te parlerai-je la prochaine fois ???
Public-chéri-mon-amour, on continue la balade dans NYC, tout simplement.
A NYC, le touriste ne doit pas être myope ...
"Law & Order" ...
sortie de métro
L'Empire State Building au haut des marches, ça te motive une MiC !
l'Aigle de Battery Park
Derrière, de hauts hauts buildings
Si tu pistes bien, à ras de la rembarde là derrière, à droite, mais si regarde bien... plus bas, là... tu aperçois le clocher blanc d'une église à hauteur "normale" [dont zut j'ai oublié le nom, Biche si tu passes par ici...]

Au loin, le Chrysler [mon préféré]
Ici encore [hop à gauche, hop à droite] avec Grand Central Station qui casse la perspective.
Idée futée pour passer d'un building à un autre. J'aime bien ce style d'architecture.
C'est juste derrière Madisson Square Garden, et c'est bien l'Empire que tu vois
La prochaine fois, je te fais-montrer des bâtiments plus spécifiques.
Le commentaire de CécilePasDeChichi m'a donné matière à mon prochain article sur NYC

Magasin de chaussures au nom bien alléchant, s'pas ? [les merveilles dans la vitrine... je te dis que ça]
Pas loin de Magnolia Bakery, nous avions vu ceci

Traduction "Pas de retour, Pas de remboursement, Pas d'échange (bien sûr, on rigole...)"
Puis, croisé en bus, pas loin de Central Park : quand l'Américain se veut chic façon French Touch
Hein, Francis, tu l'aurais pas cru, ça : Ze Plp is mondialy reconnu
Tiens, ça me rappelle. L'avant dernière fois que j'étais venue, c'était avec DH [ben ça faisait il y a 5 ans] Nous marchions dans Central Park et soudain une
dame derrière nous s'écrie "Jean-Pierre ! Jean-Pierre !" DH se retourne. Et j'explose de rire : la dame appelait son caniche qui se sauvait à l'autre bout d'une pelouse à
chiens....
Quant à cette image-ci... Devine un peu qui j'ai attendu, à la sortie de son boulot ?

Mais si, voyons, souviens-toi public-chéri-mon-amour, c'est là qu'on voit parfois le bô McTAYLOR sortir de ses bureaux. Je te dis pas comment
Biche pestait pour prendre cette photo [pas facile de jouer de l'APN les yeux au ciel, je te le dis] Pour info, c'est un tout petit bâtiment sur
Time Square.
Au fait, précision qui a TOUTE son importance : j'ai appris qu'on prononce Gary SENI-I-ISSSS et non pas Gary SINAÏZE. Comment ça mais-de-qui-parle-t-elle ? Allez, clic ici...
Je continue de te narrer, public-chéri-mon-amour,
notre périple à NYC. Par petits bouts, si tu veux bien.
Là, je sens qu'elle va m'en vouloir, mais il me faut t'avouer, public-chéri-mon-amour, que Biche est méchamment gourmande. Elle avait repéré que NYC héberge un des premiers
M&M's World.
c'est
sur Time Square, pas loin de Hershey
Hein
qu'elle a l'air heureuse, notre Biche nationale aux gants en peau de Muppet.
Il faut dire que l'endroit est tout simplement bluffant

Des
colonnes et des colonnes de M&M's, sur deux étages de haut !!!
De toutes les couleurs, fourrées ou pas, cacahuètes ou amandes.
Au bas des colonnes, on remplit des sachets en libérants les douceurs grâce à des poignées
Ça n'avait de cesse de tomber dans des réceptacles idoines.
Que tu te croirais presque dans un casino à Vegas [vi, j'ai fait
aussi]
Ah, qu'est-ce que j'aurais voulu en savoir plus sur le système de tri pour remettre tout ça dans les colonnes
Bien évidemment, Biche devait absolument en rapporter des violet
foncé.
La seule couleur qui n'y était pas !
Même qu'on a dû faire du tri sauvage dans les colonnes de "mix" pour arriver à en trouver 5...
Rah la la
Vu comment les yeux de Biche brillaient, je l'ai emmenée quelques jours plus tard au Pier 17

Ça n'a l'air de rien à côté du M&M's World, mais ça a eu son petit succès auprès de la gourmande


Les
rouges
ont un
goût de cerise et te teintent la langue en... rouge [y'en a 3 qui suivent !]
On a pris aussi un lot de pastels.
On s'est niquées le palais, mais on a bien rigolé !
Allez, trois d'un coup d'un seul !
Notre copine Sapho,
Mais si, celle qui s'arrache le sein dès qu'elle me voit
L'hôtel qui avait l'insigne honneur de nous héberger
et un lampadaire du Brooklyn Bridge
Oui, je sais, on ne te la fait pas, public-chéri-mon-amour... Tu as bien compris qu'un cadeau pareil, c'est trois couches de confiture pour faire passer l'amère
pilule. Et vu que nous sommes à la veille d'un week-end, tu as vite saisi que je t'abandonne. Voui, once again. Et pour aller où ? Ben ouiche, chez les Bigoudins.
Même pas la peine d'émettre la moindre rouspétance, c'est non négociable.
Allez, porte-toi bien et à mardi !!!
et en plus, je ne prends même pas le temps de répondre à tes commentaires : sac toujours pas prêt
je sais, je sais, tant d'irrévérence à ton égard se paiera un jour
Il me faut te raconter, public-chéri-mon-amour, un endroit gourmand et délicieux... à NYC bien sûr ! L'adresse m'avait été indiquée la
veille de mon départ par une dame chic & charmante. J'avais soigneusement noté, pensez-donc.
C'est sur Bleeker street...
Et figure-toi que cette satanée Bleeker street fait rien qu'à tortiller, autant qu'une rue puisse tortiller dans NYC... je te l'accorde. Et qu'en plus elle est à rallonge ; Biche
et moi nous nous y sommes prises à 3 fois pour y arriver. On a tout fait : en bus, à pied et en métro.
A la seconde, nous avons été escortées par deux musicos sympas comme tout, tu vas comprendre pourquoi: l'un deux tenait absolument à rassurer Biche sur sa beauté. "Regarde ta mère, lui disait-il,
belle comme elle est, tu sais que toi tu le seras encore longtemps" [grande satisfaction de la MiC, tu t'en doutes...] L'autre étant beaucoup plus lourd, et
sous l'effet de quelque substance peut-être même licite, nous les avons lâchés devant la boutique d'instruments de musique.
Punaise de punaise, nous y sommes arrivées, à cette pâtisserie... le dernier jour !
Ce haut lieu de la gourmandise est au coin de Bleeker Street, donc, et de la 11ème. Note, note.
Nous y avons fait la queue. Très New-Yorkaise, la queue : nous devions être les seules touristes.
Spécialité de cette pâtisserie : le cupcake. Que tu vois se faire fabriquer sous tes yeux esbaudis. Un geste de la main, de la crème partout. Un tour de spatule,
la crème s'enroule. Un mouvement furtif, la déco est faite.

Les cupcakes sont présentés dans la vitrine qui fait l'autre coin, côté Bleeker Street.
On y entre par lots de 6 personnes. C'est tout petit. C'est trop joli ! La jeune femme dynamique qui gère les entrées-sorties demande "Y'a-t-il quelqu'un qui ne sait pas comment ça
fonctionne ?" [je m'ai manifestée, tu penses bien] Elle nous explique : on prend une boite, on prend son temps, on choisit les gâteaux, on les prend avec du
papier paraphiné, on ne touche pas avec les doigts !!!
A l'intérieur du magasin, elle insiste : "Take your time !" C'est merveilleux : des cheesecakes sublimes dans l'autre vitrine [Biche était en extase. Biche
adore le cheesecake] des cupcakes décorés arrivent par petits lots. Des mauves. Des verts. Des au chocolat. aaaaaaaaaaaah

Les gens sont gentils comme tout, tous !
Et l'addition nous a agréablement surprises : 8,50$ pour quatre. Car oui, nous nous sommes limitées à quatre.
Ça t'étonne ?
Ben je t'avoue qu'au bout d'une semaine de nourriture américaine, on craquait un peu....

Note la Caeser's salad... Gros besoin de verdure !
Une salade pour deux, bien sûr.
Et voici ce qu'il en restait après le passage des Françaises :
Le meilleur était celui dont nous avions vu se faire la déco finale : pumpkin cupcake.
Un grand merci à la Dame d'Arsy pour cette indication précieuse.
Avant tout, une précision quant à mon dernier article sur NYC : les immeubles
derrière moi ne sont pas Manhattan mais Brooklyn [et non pas le New Jersey comme répondu un peu trop vite]. Là, je m'en viens te raconter,
public-chéri-mon-amour, le peu que je connais du Queens:

Indication d'importance, New York est constitué de 5 boroughs: Manhattan [l'île centrale, la plus touristique et ma préférée, surtout au sud
de la 42ème] + Bronx + Queens + Staten Island + Brooklyn. Tiens je te fais-montrer la carte, tu n'auras pas perdu ta journée.
Le magasin qui le fait bien pour la crafteuse que je suis, est Michael's. Celui qui nous intéresse est au 5106
Northen Blvd à Woodside. Biche et moi galérâmes notoirement, parce que je n'avais pas la bonne station de métro [oh bon ça va, une chtiote
boulette] et parce que 4 stations fonctionnaient dans un sens mais pas dans l'autre...
Le Queens n'est pas très folichon, avouons-le :

Au loin, tu aperçois l'Empire State Building, quand même
Mais Michael's est un doux rêve. Ça ne paie pas de mine et il faut faire tous les rayons un à un... Déjà il y a pas mal de choses, mais en période de soldes...
J'y ai même trouvé un Teddy-Bear dont je suis tombée raide dingue. Les bisonourseries ne sont pourtant pas ma tasse de thé. Nonobstant, son poil un peu en vrac, son air pas abêtissant et son
bidou plein de petites billes m'ont plu. Pour 5,99 $ HT, même Biche s'est laissée attendrir. Il s'appelle Michaels, bien sûr. Il trône sur mon lit et a deux boucles d'oreille en
forme d'arrêtes de poisson à l'oreille gauche. Topaz l'ignore totalement.
Après le déballage des sacs dont Topaz s'est remis [ce qu'il peut être rouspéteur] voici une majeure partie des affaires diverses et variées que nous avons
rapportées de NYC.

Sur cette photo, 80% vient du Michael's, d'ailleurs. Des bougies en boite métalliques à 0,50 $, des laines bizarres [déjà en route vers la ville rose] des
broutilles, des babioles. J'ai été très sérieuse pour cause de déménagement futur. J'y ai dépensé moins de 73 $ !
Je te sens frétillant d'impatience, public-chéri-mon-amour... Pourtant, tu me connais maintenant et tu sais qu'il va te falloir attendre un chouille avant
que je te fasse-montrer toutes les photos [nous frisons les 300] avec commentaires ; il va me falloir maîtriser les diaporamas Picasa. Avec le jetlag dans
les gencives, ça ne va pas être simple. Déjà que je suis blonde à l'intérieur, comme dit régulièrement l'autre...
Tu me sais magnanime pourtant, j'ai pitié de cette impatience et je te soumets dès à présent le premier jet de mes réflexions. D'abord, la photo qui tue !

T'inquiète, j'en ai fait d'autres, que je qualifierais sans hésitation et sans vergogne de plus réussies.
C'était rigolo : je me prenais moi-même en photo et un groupe de d'jeunes m'a proposé de le faire, et en échange je les ai photographiés. Ça se faisait partout, tout le temps. Et aucune crainte
qu'il y en ait un qui se barre avec mon APN vieux de 4 ans !
Allez, comme ça, entre nous, en vrac et dans le désordre, quelques notes, quelques réflexions.
Air India. Tu le fais une fois. Tu le fais deux fois [il faut bien revenir] Tu ne le feras pas trois fois. Ce n'était pas atroce, il y a
certainement pire. Mais ce fut bien difficile. Avion blindé les 25 et 31 décembre, blindé d'Indiens. Les blancs se comptaient sur les doigts de 4 mains. Sache que l'Indien est corporatiste:
il ignore le blanc, purement et simplement. Les hôtesses, pour la plupart presque toutes ravissantes, sont d'une suffisance quasi perturbante. Sache en outre que l'Indien est méchamment bavard.
Et que lorsque l'Indien dort, il dort. Tu peux lui marcher dessus, il n'en a cure. Ce fut rude. Biche et moi souffrîmes.
Note à moi-même : pour aller à NYC, il faut éviter
¤ les compagnies aériennes américains sur JFK : corporatisme juifs hassidiques
¤ Air India : corporatisme indien
"Manhattan est belle" chantait Joséphine BAKER [nan, ce n'est pas Madeleine PEYROUX qui a créé J'ai Deux Amours] Cette visite était ma
4ème depuis mes 17 ans. Mais Manhattan change trop: des buildings disparaissent, remplacés par des horreurs parallélépipédiques sans
allure aucune. Ils vont même détruire le Madison Square Garden ! Au pays du libéralisme roi, le business prime... au détriment de l'âme d'une ville pourtant jeune.
Bien sûr, je retournerai à NYC dans 2 ou 3 ans, plus jamais en période festive ou vacancière ! Tu le sais, j'ai du mal avec les gens, avec la foule. J'évite soigneusement
cocktails et grands magasins. Pinaiz, je fus servie ! [en foule, pas en cocktail... pfff] Ce qui donnait un charme fou à ces matins où Biche et moi étions
levées tôt: NYC vide était à nous. Le taux de l'€ faisait que beaucoup d'Européens arpentaient les rues de La Grosse Pomme. Ben tu sais quoi... trop de Français.
Le soleil s'est levé dans toute sa magnificence pour nous dimanche matin, depuis l'Empire State Building. Courageuses, nous fûmes ! Réveil à 6h15, pour être
dans les premiers sur le toit du monde New-Yorkais. A voir ce disque rouge se hisser au-delà d'une brume polluée vers les nuages, durant ces quelques intenses
minutes rutilantes, j'ai eu soudain la vision banale d'un monde écroulé, ruiné, sur lequel la nature ne reprenait même pas le dessus. Et le soleil qui toujours passe inéluctablement [il me faut retrouver ce livre de SF, qui conte une aventure sur une Terre quais éteinte où la magie prime]
Dans le métro, je regardais les gens. Sans pour autant faire idiote-du-village car figure-toi que le New-Yorkais communique dans le métro. On se parle. On échange quelques
mots. C'est superficiel mais salutaire. Je voyais des Noirs d'Afrique à la peau si sombre, des Noirs des Îles aux traits plus doux, des Chinois au visage rond, des Asiates aux traits fins, des
Hispaniques, des Blancs tout pâles, des Blancs plus basanés, ma Biche aux yeux bleus... et j'ai réalisé que quand même, quand même, on arriverait à vivre tous ensemble. Une pointe d'optimisme en
l'humanité m'a saisie. Si je te le dis...
MACY'S ouvre à 10h. MACY'S est très beau à Noël. Comment ça c'est quoi MACY'S ? [oh toi, tu n'as pas bien fait attention quand tu visionnais
les séries...] MACY'S est l'équivalent de nos Galeries Lafayette. MACY'S est packé en période de soldes, et entre les fêtes de fin d'année. Version fièvre acheteuse dans une boite de
sardines. Genre c'était ma fête. Et il y a 8 étages ! Biche et moi les avons tous fait, au nom du tourisme anthropomorphique. En bien figure-toi que MACY'S offre une carte de
réduction de 11% à tout touriste qui présente une pièce d'identité à un certain bureau. Trop d'la balle comme dirait l'autre autre.
Le Métropolitan [clic, je t'ai mis le lien], grand musée s'il en est, doit se visiter dès potron-minet. Pour des raisons que tu as comprises maintenant. Enfin j'espère. Le tarif indiqué est de 20$. Eh
bien figure-toi que ce tarif est SUGGÉRÉ ! Aucune obligation de payer cette somme. Biche et moi avons décidé que 5$ chacune suffisait. No problemo. En v'là une info qu'elle est
bonne, hein ?
On arrête là les digressions : le jetlag m'assomme et demain y'a école [MuP aura pour mission de me secouer régulièrement]. Une photo du MET, tu veux ?
SAPPHO de Prosper d'EPINAY
Je la photographie à chaque fois. Et à chaque fois, elle se griffe le sein. Crois-tu que je l'agace ?
Je me
présente à vous sans trop avoir compris comment je me suis retrouvé avec la charge saugrenue de vous conter le week-end que ma Patronne a passé avec deux zumaines un peu timbrées. Oui,
je confirme ce que Lady a eu l'occasion de vous conter : ces
copines-là sont folledingues.

Comme je suis un chat de bonne composition, j'ai accepté de dépanner Lady mais qu'il soit noté que cette première est une dernière. Surtout que je ne suis pas au fait de détails triviaux et que
le monde des zumains me concerne peu, je vous l'avoue. Il est des choses bien plus importantes dans ma vie.
Il me semble que vous soyez impatient(e)s de voir ces photos. Je commence alors la séance.
La première copine était arrivée dans la matinée de samedi. Ma patronne et elle ont papoté, rien que de plus normal. Quand elles ont préparé une assiette avec une crevette et un bulo, puis
emballé un paquet de pâtes dans du papier cadeau en gloussant, Lady m'a jeté un coup d'oeil que j'ai parfaitement compris : le vent de folie les prenait.

La seconde zumaine est arrivée avec Carlos et le petit Alberto. Je connais un peu Carlos, nous avons eu l'occasion de papoter dans la cour. C'est la troisième fois qu'elle vient, ravie de quitter
ce pays bruyant et pollué qui est le sien. La zumaine rousse qui l'accompagnait est bruyante et TRÈS mal élevée, comme vous aurez l'occasion de le découvrir au cours de mon récit.


Dans l'après-midi, elles sont toutes parties, avec Alberto, aider la zumaine rousse à trouver un local convenable où installer une certaine Agathe "un peu folle mais très mignonne quand
elle est grosse comme un teddy-bear gris". Je vous cite ce que j'ai entendu, peut-être en comprendrez-vous un peu plus que moi. Comme vous pouvez le voir, ces zumaines sont d'une nature que
je qualifierais de particulière.
C'est là que Lady s'est fait licencier pour cause d'exhalaison pestilentielle. Ma colocataire canine a refusé de me donner les détails, mais elle faisait triste figure au retour de leur
promenade.
Dans la soirée, la zumaine rousse s'est effondrée sur mon canapé. J'ai essayé de lui faire comprendre poliment qu'il n'était pas dans mes habitudes de partager mon domaine privé et que ce
n'est pas parce qu'elle est douée en papouillage que je vais l'autoriser à se vautrer sur la quadruple épaisseur de ma couche. Il m'a fallu lui tirer la langue pour qu'elle comprenne.
Elles sont ensuite parties toutes les quatre dans une gamellerie japonaise, qu'elles appellent restaurant, dont elles sont rentrées enchantées mais glacées. Qu'avaient-elles besoin de sortir
cette pauvre Carlos qui se remettait à peine de son voyage... Le lendemain, dimanche, les trois zumaines se sont adonnées à une activité que ma patronne pratique habituellement dans la douceur et
la tranquillité.
A elles trois, elles ont fait un raffut d'enfer. Tout a été sorti : planche à repasser, machine à coudre, ouvrages en cours, ouvrages terminés. Il y en avait partout. Lady se réchauffaot dans la
petite véranda, je suis sorti car je dois vous avouer que j'ai très modérément apprécié ce débordement d'activité.
Les deux copines zumaines sont ensuite allées chercher une charmante petite aristocrate qui prenait l'avion vers les pays chauds, ce qui nécessitait une zumaine de compagnie. Celle qui a fait
sortir la machine à coudre avait été élue pour ce rôle. D'ailleurs, si vous voulez suivre les aventures de cette délicate demoiselle, c'est sur ce blog-ci

Carlos m'a raconté qu'elle avait un peu paniqué à la recherche de l'aéroport. Alberto avait beau lui indiquer le chemin, elle était tellement habituée aux aéroports disproportionnés de sa grande
région polluée que notre aéroport à structure normale l'a décontenancée.
Ma patronne, qui a le sens des convenances, avait décidé de leur faire la surprise de les retrouver pour rendre ses hommages à la demoiselle. La dame de compagnie était vraiment enchantée de
la lourde responsabilité qui lui incombe dorénavant.
Ce fut ensuite le grand calme dans la maison : ma patronne et la zumaine rousse sont parties sur la Côte. Lady en est revenue radieuse : elle avait cavalé sur le sable de ses petites pattes
poilues. Ce côté gamine sportive m'étonnera toujours.

Les choses se sont moins bien passées dans la soirée. La zumaine rousse a osé partager la table où j'ai l'habitude de recueillir les hommages de ma patronne tous les soirs, pendant qu'elle
brode devant la télé. Et le croirez-vous : cette hystérique a osé me faire une pichenette sur l'oreille parce que je m'étalais, comme à l'accoutumée, sur l'ouvrage de ma patronne. Mortifié
par tant de manque de savoir vivre, je me suis retiré sur ma couche. Et lorsque Carlos et elle sont reparties le lendemain, je les ai à peine saluées.
Je crains avoir compris qu'elles reviendront. Lady s'en réjouit, je ne vois pas pourquoi : elles seront certainement aussi bruyantes et actives. Mais ma patronne sera heureuse, leur fera du thé,
des fruits de mer et des pâtes. Ah, les zumaines sont un tel mystère...
Me suis un tantinet ressourcée à l'Anse du Guesclin mais le cerveau est toujours en mode marmelade, et figure-toi,
public-chéri-mon-amour, que j'ai un mal fou à gérer le temps qui passe: Noël c'est lundi soir et je viens à peine de commander le repas. Mardi prochain j'emmène Biche à NYC
pour une semaine et je n'ai toujours pas commencé quoique ce soit des bagages/préparatifs. Et pour le reste dont-auquel je ne te dis rien.... 'magine, comme dit l'autre.
Donc, le compte-rendu n'est pas encore pour ce soir. Faut dire aussi que je passe un temps fou à répondre à tous tes commentaires, bavard que tu es.

Ceci est une photo prise par Paulette dont j'espère qu'elle ne me grondera pas pour ne pas lui avoir demandé l'autorisation de la publier.. .. ..