Ils sont venus à moi, les Pompiers !
Silia ne voulait pas m'emmener à Purpan voir les charmants pompiers, malgré l'attaque de TiGris à mon mollet
gauche -celui qui n'a pas d'Aircast [qui a dit "pas encore"], eh bien figure-toi, public-chéri-mon-amour, qu'ils sont venus à nous !
Je te sens frémir d'anticipation... Allez, je te raconte.
Nous étions vautrés, tous les quatre, devant le Poisson Pané [alias Les Experts :
Miami, j'essplik pour les béotiens qui vont encore demander mékoidonc. Explication plus explicite à qui le demandera] quand Silia se dressa d'un bond, au grand dam de TiGris
vautré sur elle, et me dit d'un air inquiet "Ça sent le cramé, tu trouves pas ? Ça pue !"
En effet, la Silia est dotée d'un organe olfactif on ne peut plus développé. Bien plus développé que celui de Jazz, le chien qui était toujours vautré sur son tapis [quand je vous dis que nous étions tous vautrés...] Je me précipie clopin-clopant sur le balcon. Ça fumottait vaguement depuis le local à poubelles devant l'école. Trop
forte, la Silia.
Elle appelle le 18, après m'avoir demandé confirmation que le n° n'avait pas changé... et là, j'ai vu la maestria de la nana qui a bien compris les consignes données par les pompiers quand ils
avaient organisé la journée Pompiers pour sa classe. "Bonsoir, ici Dieu, j'habite l'école Machin, il y a le feu dans le local à poubelles".
A cet instant, les flammes apparaissaient !
Je mis donc le châle qu'il est trop beau sur mon dos, puis l'Aircast à mon pied [et pas le
contraire, vautrée mais avec tout son esprit] et zou, nous v'là descendues, clef à la main, après avoir prévenu le gros beauf d'en face, dont les fenêtres donnent sur le local et qui
n'avait rien vu [ben voyons, non seulement il ne sait pas s'occuper de son chien mais en plus il nous prendrait pour des bresles]
Le feu en était là :
De plus près ?
La clef, c'était pour ouvrir le local où la première des quatre poubelles flambait joyeusement
On ne voit pas bien, mais devant les poubelles se trouvaient des cartons de cochonneries qui brûlent bien, en vrac et côté grille. Trouvant que c'était une bonne idée de les éloigner du feu,
j'engage le voisin-boeuf, qui était descendu bouger son 4x4 [un boeuf, je vous dis] de m'aider. Silia l'a un peu poussé. Il a sorti les 2 cartons les plus
proches... de la grille ! Boeuf et pas courageux [le nanan, quoi...] pendant que Silia prévenait un voisin que sa moto allait avoir bientôt un coup de
chaud.
Les pompiers arrivèrent enfin. Tout de cuir vêtus, casqués, le gros camion, tout ça... Rahou! Le premier, un peu fluet, s'approche de nous, nous dis Bonsoir... pfff, une fille !
Pas de temps perdu, on sort la lance, on arrose, on vire les poubelles, on arrose, on vire le contenu des poubelles, on arrose :

Silia et moi, pétées de rire, à prendre des photos en gloussant comme des midinettes. Il faut dire que le flash dans le noir, finalement, ça ne donne pas grand-chose :
Une fois tout éteint, les pompiers partirent. Puis vinrent les flics. Nous sommes redescendues raconter notre histoire. Puis les flics partirent. Fin de l'aventure ?
Que nenni. J'entends des bruits, je jette un oeil, je vois un gars qui saute par-dessus le muret du local une pelle à la main. Tu me connais, public-chéri-mon-amour, faut que je sache.
Eh bien c'était un gars de la mairie qui venait nettoyer. A 23h ! Et l'avait pas la clef de ce fichu local. Qu'à cela ne tienne, je remets l'Aircast et zou, je descends lui ouvrir.
Faut dire que du fondu de poubelles, ça n'était pas bien drôle à nettoyer [le pompier nous a dit qu'ils réclamaient le retour des poubelles en feraille] Et
il était bien charmant, le monsieur de la mairie. Pas content, mais charmant.
Bref, même si Silia n'a pas voulu m'emmener à Purpan, je les ai quand même vus, mes pompiers de TLS !
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