… Fin du black-out internautique ???
Sais-tu que tu commences à méchamment me
manquer, public-chéri-mon-amour ?
Internet n’est toujours pas installé dans la résidence hôtelière toute neuve qui a l’insigne honneur de nous héberger m’Agathe et moi [et ça commence à bien faire, je te le dis !] Les adorables demoiselles de l’accueil prêtent leur PC aux nécessiteux mais il est paramétré en version chiche et donc pas moyen de faire des articles sur ce blog qui te néglige tant.
Tu te doutes que je me suis empressée d’aller m’inscrire à la médiathèque qui propose deux PC en libre accès. PC qui rament tellement qu’on ne peut rien en faire [même pas lire les commentaires que tu m’as laissés… atroooce] De plus, les accès aux messageries sont fermés… ils ne servent donc à pas grand-chose, nous en sommes d’accord.
Quant à la wifi en libre accès dans le merveilleux Paris… je glousse ! Nous en avons fait l’expérience avec Biche samedi dernier : oui, son laptop repère bien les réseaux. Mais pour avoir le droit de les utiliser, faut payer des accès !
Pour ce qui est des cybercafés, c’est chose inconnu dans le 9-3 où je vis présentement.
C’est que la MiC est une totale-accro à l’Internet.
Le sevrage est rude.
Je me dépatouillais en enquiquinant mon monde : Biche me trouve les stations GPL aux alentours, Silia m’indique les sorties à faire, Ma-Copine-De-Meaux m’a prêté son accès dimanche dernier…

Et puis...
Et puis...
Hier soir fut un grand soir : figure-toi que Silia [que son nom soit béni jusqu'à la 18ème génération
et ses pieds couverts de pétales de rose parfumés] a réusi à m'expliquer comment paramétrer Albert [mon laptop tout vieux tout naze, qui se vide en 20 minutes et dont je me sers comme visionneuse de séries & films] ce qui
me permet de te faire cet article depuis le lobby
d'un hôtel à côté.
Bon, effectivement, je suis recroquevillée sur une petite table, dans les odeurs du produit lave-sols, avec la télé en fond sonore et des déconnexions intempestives... mais je
communique
Je Communique
JE COMMUNIQUE
JE COMMUNIQUE
rohksébon
C’est que je ne suis pas venue dans le 9-3 pour une sinécure : je suis en recherche d’emploi, moi madame !
Il me faut avoir la possibilité de poster mon CV sur les sites qui le font bien [or le CV est sur la clef USB que je ne peux connecter que depuis mon PC, comprends-tu ?] Voilà une semaine que je suis ici et je n’ai pu que faire le transfert Pôle Emploi [pour rappel : ANPE et ASSEDIC se sont mixés en ce Pôle Emploi qui m’a l’air de fonctionner en toute logique mathématique : deux fois plus mal que les deux séparés]
Tu te doutes que j’ai commencé le tour des agences d’intérim. C’est tellement la crise que j’ai eu droit à pas mal de versions : l’agence ouverte normalement mais avec une seule personne qui gère tout, l’agence fermée tous les après-midi, et même l’agence qui ne reçoit pas : juste tu glisses ton CV dans la boite aux lettres [ce que j’ai fait, tu t’en doutes, ce serait ballot de passer à côté d’une chance, si infime soit-elle]

Et comment donc c'est-y qu'elle va, notre M’Agathe nationale, me demanderas-tu [que même
si tu ne demandes rien, tu vas le savoir]
Elle semblait bien se faire à sa nouvelle vie mais j’ai eu droit au vomi de contrariété ce matin au saut du lit [that is to say : elle vomit et je saute du lit mais pas trop vivement histoire de repérer où sera projeté le-dit vomi] Il
est vrai que j’avais accumulé les contrariétés : trop baissé le chauffage, pas assez donné à manger la veille [à l’entendre, ce serait 100 grammes de croquettes 3 fois par jour…] caisses pas nettoyées [elles l’étaient quand je me suis couchée mais l’argument a été jugé non recevable] et je la soupçonne d’être accro au
tranquillisant à la protéine de lait que la véto d’EmeraudeVille lui avait prescrit.
Ou alors trouve-t’elle la vie en studio trop étriquée ?
Faudra bien qu’elle s’y fasse : le prochain logement sera également un studio, plus grand que celui-ci et plus sombre. Car voui, il semblerait que j’ai trouvé ma prochaine habitation. Je te raconterai ça dès que j’en saurai plus, promis [je jure mais je ne cracherai pas, il y en a une qui m’en voudrait]
Avec toutes mes confuses, je t’abandonne à nouveau, public-chéri-mon-amour.
Mais c'est pour mieux te retrouver très bientôt.
=^..^=