le jeudi, c'est Jack Bauer
Vous le savez maintenant, j'adooore les séries télé. Et le jeudi, c'est Jack Bauer. L'homme dont le portable ne tombe jamais en panne, qui ne s'arrête jamais boire une bière avec les potes en quittant le boulot (parce qu'il ne quitte jamais son boulot), qui n'a jamais envie de pisser (forcément, il ne boit jamais de bière), qui ne se trouve jamais coincé dans un embouteillage à L.A. (pourtant, je peux vous le dire, du traffic jam, y'en a là-bas !) ... d'ailleurs, je me faisais la réflexion que ces petits canaillous de scénaristes avaient réussi à nous épargner le coup du saute-bouchon ce coup-ci : ils ont pondu l'astuce du couvre-feu. Bien vu !
Bref, ce soir, v'l'à t'y pas que notre Jack se trouve attaché à un tuyau avec sa chérie.
Tiens, sa chérie, parlons-en ! Audrey, longue figure, oeil triste, la jupe droite, toute en os, qui se fait torturer grave (la sueur, les larmes, les cheveux trempés) mais se refait un maquillage d'enfer (nuances de vert je vous dis pas !) en deux temps trois mouvements (va falloir qu'elle m'explique, quand je vois le temps qu'il me faut pour me faire belle le matin), qui longe les hangars d'aéroport en manteau blanc sans se tacher (alors que j'en bave des ronds de chapeau à faire l'élégante dans un -très joli- manteau beige rosé)
Or donc, suite à un concours de circonstances dont je vous épargne les détails (c'est comme ça, tant pire) Jack et Audrey étaient attachés l'un à l'autre… de part et d'autre d'un tuyau... dans une petite pièce bien chaude (on a bien vu que des tuyaux faisaient circuler de l'eau trèèès chaude), bloqués… un garde dehors… rien à faire qu'attendre... Vous visualisez l'ambiance...
Qu'auriez-vous fait, vous, attachée à Jack ? (oui, je m'adresse aux filles). Hummm ? Imaginez un peu : vous êtes sa fiancée, vous le croyiez mort, il est bien vivant, il vous a manqué, vous l'aimez toujours, il est toujours aussi beau, il est là à votre merci, il vous aime, vous le savez... Oooh oui : perso, je lui aurais roulé une galoche, au Jack. Un bon vieux glougloutant à muqueuses consentantes. Même si, depuis le temps qu'il court et joue à cache-cache avec tout ce qui tire, il doit cocoter un peu, le Jack. Même si la barbe doit commencer à le piquer. Même si je ne suis pas certaine qu'il ait la moquette appétissante. Et pas du bisou à l'américaine, hein, du bon vieux baiser à la Frenchy, avé la langue, la salive et tout le toutim.
Eh ben non ! C'te sotte l'a laissé aller se cramer les mimines sur un tuyau d'eau chaude. Mais quelle andouille, cette Audrey !
Résultat des courses, elle en a taché son beau manteau blanc, et avec son sang à elle.
Bien fait, ça t'apprendra à laisser passer une telle opportunité, tiens !
A part ça, la Jobelan, je rame : 