Joies de la bureaucratie... on ne s'en lasse pas
.
Je ne résiste pas à te conter mes derniers déboires avec la bureaucratie
française.
Or donc, j'ai eu la chance de travailler au mois d'août. Bah si, souviens-toi [clic] Mais pas tout le mois.
Madame ASSEDIC se faisait donc fort de compléter mon petit salaire avec de mirifiques indemnités si je lui transmettais copie de ma fiche de paie. Ce qui fut fait dans les temps
[tu me connais, efficace]
Voilà t'y pas que Madame ASSEDIC m'envoya une lettre pas agréable du tout qui me fit comprendre que la-dite copie n'est pas parvenue à destination.
Qu'à cela ne tienne, je m'en fus faire une copie au bureau de Madame ASSEDIC dont je dépends, j'y inscris en GROS et en rouge mon n° d'identifiant [je ne suis pas un numéro...] et je dépose le tout dans l'urne adéquate.
Las ! Je reçois hier un relevé d'indemnités où la substantielle rémunération correspondant au mois d'août a été purement et brutalement défalquée.
Ni une ni deux, je fonce au bureau de Madame ASSEDIC.
Qui est fermé le jeudi après-midi.
Voui, voui, voui.
J'y retourne donc aujourd'hui.
Et c'est là que ça devient drôle... [si je te le dis]
Accroche-toi
A l'accueil, une dame blonde à pull rose, charmante. J'attends mon tour. Je commence à présenter mon cas. Elle me coupe la parole et m'explique que c'est
une avance, que ci, que ça. Je la laisse faire [je suis un ange de patience, l'épitomé de la placidité] Quand elle se tait, je lui fais-montrer le papier qui le fait bien et recommence ma diatribe, factuelle et efficace.
Elle comprend [tiens, la patience paie] et m'annonce que le bureau
ne peut rien pour moi, il me faut téléphoner au 3949. C'est à dire au n° de Madame ASSEDIC. Où elle et moi nous nous trouvons.
Voui, voui, voui.
Calme et souriante, je lui demande confirmation qu'elle me demande bien de rentrer chez moi pour appeler son service.
Oui, c'est bien ça.
Néanmoins, pas besoin de rentrer chez moi, je peux utiliser l'appareil qui est là.
Okay [flegme et sérénité]
J'attends mon tour. Je prends l'appareil, je tapote mon n° d'identifiant, mon n° de code et je parle à Madame ASSEDIC. Qui voit bien de quoi il s'agit [pour toi, public-chéri-mon-amour que je sens patauger un tantinet, il s'agit d'une copie de fiche de paie qui a été perdue par leurs
soins... DEUX FOIS] et m'annonce qu'il me faut déposer une 3ème copie au bureau où
je-suis-là-maintenant.
Voui, voui, voui.
"Madame, il faut que je vous dise un truc : c'est eux qui m'ont dit de vous appeler, madame."
Ben oui mais c'est la seule solution me dit Madame ASSEDIC au téléphone, faut insister.
Voui, voui, voui.
Je retourne donc à l'accueil. Madame en pull rose a été remplacée par jeune-homme roux. A qui je raconte à nouveau ma
petite histoire. Bien évidemment, il me coupe la parole et me dit que...
Voui, voui, voui.
Je garde mon sourire [caaaaaalme] et je lui explique que la
dame dans le téléphone m'a dit d'insister, et que de fait, je me permets de le faire, parce que bon, ÇA COMMENCE A BIEN FAIRE!!! [je veux bien être zen mais faut pas pousser mémé dans les orties, surtout avec la mode de la mini-jupe qui revient]
Le jeune-homme roux obtempère mais je perçois comme une mauvaise grâce. C'est qu'ils sont méchamment en retard dans la paperasse... depuis le mois de
septembre...
Voui, voui, voui.
Pourquoi je sens que je ne suis pas prête de les récupérer, ces thunes ?
.
.
=^,,^=